samedi 3 juillet 2010

Plongée dans la vallée de la mort

Death Valley au lever du soleil, depuis Zabriskie Point.
La nuit a été courte pour certains (décalage horaire oblige) et tout le monde émerge vers 6h30. Le soleil se lève sur Sin City (sin = péché) et derrière les vitres (pas très propres) de la chambre impossible de savoir s’il fait déjà chaud. Il est un peu tôt pour aller faire les courses qui nous attendent alors on musarde dans la chambre. Entre les matchs de la coupe du monde de foot et les rediffs de dessins animés, on occupe le temps. Enfin on prend la direction du lobby pour un check out ultra rapide, on récupère la voiture pour rejoindre le Wall-Mart le plus proche, sur Tropicana Avenue, localisé à l’avance sur google maps. C’est là qu’on achète notre glacière électrique (qui nous rendra d’inestimables services) et de quoi manger pour les deux midis qui suivent. On en profite pour faire le plein d’eau (plusieurs gallons d’eau minérale : 1gallon = 3,8l). Il est temps de prendre notre premier petit déjeuner. Le MacDo du coin, avec ses hot cakes (un truc entre la crêpe et la gaufre), fera très bien l’affaire. Puis, nous prenons la direction de Death Valley (Vallée de la Mort), notre premier parc national. Le Tomtom indique 3h35 de route pour rejoindre notre prochain lieu de villégiature : Furnace Creek Ranch.
En chemin, à Parhum, arrêt dans un Target pour acheter le Rand McNally Road Atlas (guide Michelin américain, à l’échelle délirante de 1 inch pour env 20 ou 25 miles suivant la carte des Etats) suivant les conseils d’internautes qui s’avérera très complémentaire au GPS, pour une vision macro des trajets. L’entrée du magasin est ornée d’un drapeau étoilé et surtout d’une impressionnante série de portraits de soldats morts au front, en Irak …

La route pour la Vallée de la mort s’étire sur des kilomètres de ligne droite. Pourtant la distance semble assez courte malgré la limitation de vitesse qui nous contraint à rouler à 65 MPH (env 100km/h) et souvent moins. Le paysage désertique, qui longe une ligne de montagne au début, est de toute beauté. La route peu à peu s’élève, comme la température. 



Enfin nous passons le panneau qui indique l’entrée de Death Valley. Arrêt pour la traditionnelle photo et immortaliser l’instant. On ne s’attarde pas dehors, il fait tellement bon dans le Dodge climatisé. Les paysages qui nous entourent, avec leurs couleurs variées, sont splendides, le relief tourmenté ajoute à la magie du moment. On a décidé de rejoindre directement notre camp de base, pour y déjeuner au frais, dans la chambre




C’est vers 13 heures que nous arrivons à Furnace Creek Ranch, ancien camp minier (extraction du borax, minerai qui entre dans la fabrication de divers produits) superbement transformé en site touristique. 




Après le repas et une petite sieste réparatrice, direction la piscine (20m x 15m !), un délice, dans cette fournaise (on atteint à l’ombre les 114°F soit dans les 46-47° C). Ce complexe, au milieu du désert le plus aride qui soit, compte également un golf et quelques allées de palmiers… Ils sont incroyables ces Américains pour faire sortir de terre en milieu totalement hostile et par des températures extrêmes des oasis préfabriquées.





Notre plan de séjour (et de visite) est conditionné par certains éléments externes. Les températures élevées rencontrées en font partie. C’est donc en 2e partie d’après midi, reposés et relativement rafraîchis par la piscine, que les visites vont débutées. Il fait encore très chaud, certainement plus de 40° à l’ombre lorsque nous décidons de mettre le contact. Direction le Visitor Center pour s’enquérir auprès des Rangers, du précieux sésame à 80$ permettant l’accès pour l’année à tous les parcs nationaux américains, à présenter sur demande (America the beautiful annual pass). Hélas, il est 17 heures et le bureau vient de fermer. Ce sera donc pour demain, sur le chemin du départ. Direction donc Bad Water au sud, à environ 25 km de Furnace Creek. C’est le point le plus bas de l’Amérique du nord, 86 mètres sous le niveau de la mer. Clic-clac pour la photo et on s’en va tant il fait encore chaud. L’endroit est tout blanc de sel qui avec le soleil rajoute un peu plus à l’inhospitalité des lieux, mais bon, c’est à voir. En rebroussant chemin, passage par « Artist Drive », piste à faire en voiture (ouf !), d’une quinzaine de km, qui depuis a été goudronnée. Clic-clac un peu partout tant les montagnes sont belles avec leur gamme chromatique délirante, un grand moment. Un peu plus loin encore, c’est Golden Canyon (3,2km A/R). 








Une marche permet de pénétrer très profondément dans le canyon doré. Plus loin, (trop loin, Camille, Vincent et Agnès n’iront pas au bout, tant la chaleur est éprouvante), le chemin débouche au pied de la Red Cathedral une masse de roches rouges au coucher du soleil. Seul Patrick courageux a pu immortaliser l’endroit. Mais, il revient éprouvé par la chaleur et notre stock d’eau fraiche a fondu comme neige au soleil. 



20h00 viennent de sonner et il est trop tard pour aller jusqu’à Zabriskie Point pour voir le sunset, on fera donc le sunrise, qui est aussi recommandé dans les guides. Finalement, seuls les visites de Natural Bridge et de Devil’s golf course ont été court-circuités, mais sans regret compte tenu de la chaleur. D’un avis commun, on décide donc de tracer directement vers l’hôtel puis au restaurant, poussés par les jeunes affamés et déshydratés, le Forty Niner où Patrick et Agnès prendront une salade Ceasar histoire de manger un peu de verdure, pendant que les enfants engouffrent d’énormes BBQ burgers. Le personnel est super attentionné, l’une des serveuses est préposée au remplissage des verres d’eau glacée, qui descendent inversement proportionnel à la température.



Très sympa ce resto attenant à l’hôtel, à recommander. On réintègre finalement notre chambre, le ventre plein et émerveillé par notre première journée de désert. Le sable remplit vite nos yeux et nous sombrons en moins de deux dans nos lits king size et dans un air rendu frais par la clim qui tourne à fond. Rideau.




1 commentaire:

  1. ben dites donc il est épatant cet appareil photo !
    le peu de photos que j'ai vu sont superbes!
    merci pour le blog !

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