| La Merced river au fond de la vallée du Yosemite. |
Nous décidons donc d’entamer la montée vers l’entrée est du Parc National du Yosemite, et son passage mythique : le Tioga Pass (col à plus de 2000m d’altitude). A Lee Vining, village au pied du col, on trouve enfin ce qu’il nous manquait, dans une échoppe qui paie pas de mine et tenue par un latino à la peau tannée.
La Tioga Road qui traverse tout le parc est magnifique, entre prairies, forêts de pins, chaos de roches grises.
Elle passe par des points de vue magnifiques, notamment sur le Half Dome, le long d’énormes dômes rocheux aussi lisses et luisants que le crâne du regretté Yul Brynner.
Elle finit par redescendre des hauts plateaux pour entrer enfin dans la vallée et le cœur du parc qui se termine en cul de sac (taille XXL tout de même).
Le monde s’est fait beaucoup plus dense (beaucoup d’Américains prennent quelques uns de leurs rares jours de congés à l’occasion de la fête nationale), la chaleur plus étouffante et sonne l’heure de notre première visite programmée de la journée à la Bridalveil Fall (189 m), la cascade du voile de la mariée, où il y a foule.
Quelques photos après une marche d’approche de moins de 1 mile et on reprend la voiture pour aller déjeuner au bord de la Merced River, quelques kilomètres plus loin, au pied du fameux El Capitan.
Nous nous faisons littéralement dévorer par les moustiques. On ne s’attarde donc pas pour gagner le cœur de la vallée. Notre mission première : réserver quatre places pour le premier bus du lendemain qui monte à Glacier Point, avec pour objectif un trail de 14 km, tout en descente (ou presque), à travers le parc et l’occasion de croiser quelques cascades. Pari gagné moyennant tout de même la modique somme de 100$ pour la famille pour 60 km de bus. Les Américains ne se mouchent pas du coude dés lors que l’on parle service. Mais bon, cela nous évite de prendre la voiture puisque la descente nous ramène à notre point de départ du matin. Notre objectif suivant consiste à identifier notre couchage du soir, très stratégique ici, puisque le parc est réputé pour ses ours qui chassent le touriste ou plutôt la nourriture qu’il trimbale. Il vaut donc mieux assurer ses arrières et se faire confirmer la réservation faite depuis la France. On vise donc le Curry Village où nous allons passer la nuit. Après nous être trompés une première fois, nous trouvons enfin la réception de notre campement. Il s’agit d’une « cabin », une cabane en bois, ambiance trappeur, fortement défraîchie mais cependant confortable, avec les commodités juste à côté, du type camping 2 étoiles à bungalows équipé de latrines, douches et lavabos communs.
Juste à côté du VC (Visitor Center) se trouve la Lower Yosemite Fall, autre mission de la journée : vingt minutes de marche sans difficulté, plein de monde, quelques photos souvenir et des projets pour la prochaine fois (on peut faire un trail qui nous amènerait quelques 500 m plus haut au niveau de la upper fall, loin du peuple). On en profite pour repérer le Yosemite Lodge d’où partira le bus demain. Enfin, retour par la navette gratuite (shuttle) jusqu’au campement. Dix neuf heures, il est temps d’aller se restaurer. On opte pour le dining de Curry Village (de toute façon on n’a pas trop le choix), une impressionnante salle toute en bois, avec une immense cheminée de pierre. Une grande cafet où l’on mange à volonté des choses parfois curieuses !
Repus et finalement très recommandable, nous allons nous détendre quelques minutes au lounge rempli de quiétude, situé à proximité, (ambiance Out of Africa, il ne manque plus que la douce voix de Meryl Streep pour nous commenter les lieux), et au moment d’aller nous coucher en prévision de la rude journée du lendemain, nous croisons une biche, l’animal semble intégrée au site et n’est pas effarouchée par ceux qui y logent. La nuit tombe et on fait fissa pour rejoindre notre dortoir sécurisé.
Après un ultime contrôle des fenêtres et de la porte d’entrée, il est temps de dormir en prévision de la course du lendemain. La nuit se fera finalement sans la visite des ours, mais les sorties nocturnes et matinales ont été agrémentées de quelques frayeurs (féminines) dues aux chauves-souris qui nichent dans le bois et la crainte de voir à tout moment surgir un plantigrade poilu.
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