mardi 13 juillet 2010

Les tanks de Capitole Gorge

Sur la piste de Capitole Gorge.
Après une nuit réparatrice et un petit déjeuner gargantuesque, départ pour le parc national suivant : Capitol Reef, l’un des plus chauds et arides endroits de l’Utha. En prévision, le plein d’eau fraîche a été fait. Nous roulons sur la Scenic Byway 12, une route effectivement très pittoresque qui traverse Kodachrom Basin (le nom est dû aux couleurs des roches), puis longe Escalande Grant Staircase State Park. Par endroit, elle suit en corniche le haut d’un canyon, traverse des roches rouge sang, des paysages quasi déserts, puis débouche, après un col, sur une forêt dense d’épineux et de bouleaux où nous croisons encore des chevaux, des daims (un bamby plonge dans un fourré à dix mètres de la voiture), des chiens de prairie et bien sûr des écureuils. La température a chuté à près de 65° F et nous essuyons un orage qui a le mérite de laver l’auto. 





Vers midi nous atteignons enfin le parc de Capitole Reef. Le paysage est encore une fois spectaculaire, fait de hautes falaises abruptes et de pics déchiquetés, dans les tons rouge sombre, vert de gris et blanc.




Nous faisons une première halte au Gooseneck overlook (au bout d’une piste de 1 mile), qui comme son nom l’indique est un promontoire au dessus des méandres (imaginez un cou d’oie : gooseneck) que dessine la rivière Fremont quelques centaines de mètres plus bas. 



L’endroit, notre premier gooseneck, est assez grandiose. On déjeune sur le retour sous un gros rocher alors qu’il recommence à faire des gouttes. L’orage gronde au loin, mais finalement, rien de sérieux. L’arrêt suivant est pour le visitor center. Nous voulons nous renseigner sur les conditions météo du lendemain car nous devons emprunter une piste de 58 miles (80 km) qui, dès le départ, traverse un cours d’eau. Du niveau de l’eau dépend évidemment la poursuite ou non de la piste. Les rangers que nous interrogeons sont assez évasifs : grosso modo, il est difficile de prévoir le temps du lendemain tant la météo change rapidement. On en profite pour acheter 2 $ un road book sommaire qui doit nous permettre de ne pas nous perdre et nous indique tous les points remarquables, accompagnés d’un petit commentaire. Ce qui n’est pas plus mal car sur la piste il ne doit pas passer grand monde et sur 80 km il n’y a pas un point d’eau. 





Pour l’heure, nous poursuivons notre balade, en descendant la scenic drive pour laquelle il faut acquitter un droit de passage de 5 $ (il faut glisser la somme dans une enveloppe et insérer celle-ci dans une urne prévue à cet effet, et se faire un petit reçu à placer sur le pare-brise, en cas de contrôle). La route longe, au lieu dit « Fruita », d’anciens vergers exploités à la fin du XIXe siècle par des Mormons, et qui donne encore des fruits dont les rangers font la cueillette. Elle s’enfonce vers le sud du parc pour aboutir au départ d’un canyon profond, Capitole Gorge, que l’on parcourt en voiture sur une piste puis à pied. 








La balade est très plaisante, elle permet sur la fin (et après 1,5 mile) de grimper voir des tanks, des citernes naturelles dans lesquelles les pionniers allaient puiser de l’eau lors de périodes de sécheresse. Sur les parois du canyon, certains d’entre eux ont gravé leur nom, ce que des imbéciles font encore aujourd’hui, brouillant complètement les traces des ancêtres. Une amende de 250 $ est prévue pour qui gravera son nom sur la roche, mais qui viendra contrôler ? 




Capitole gorge.
De retour à la voiture, on reprend la scenic drive dans l’autre sens pour faire une autre piste, Grand Wash, beaucoup plus courte et bien moins impressionnante que Capitole Gorge. 


Les fameux tanks de Capitole gorge.



Plus loin, sur la Highway 24, nous faisons un nouvel arrêt, au départ du Hickman Bridge Trail, un sentier de 2 miles AR qui comme son nom l’indique aussi, doit nous mener à un pont naturel, taillé par l’érosion dans la roche. En fin d’après midi, il fait frais et les couleurs sont superbes. Nous sommes qui plus est quasiment seuls. 



Hickman Bridge.


Notre dernier arrêt du jour sera pour le river ford, qui comme son nom ne l’indique pas, ne désigne pas la rivière Ford, mais le guet sur la rivière que nous devrons franchir demain. Pour nous rassurer, nous vérifions la hauteur de l’eau et les manœuvres à faire pour franchir l’obstacle. On en conclut que sauf orage démentiel pendant la nuit qui ferait gonfler le cours d’eau, nous devrions y parvenir. 




Une demi-heure plus tard, nous prenons possession de notre chambre au Daysinn de Torrey, où si ce n’est plus le grand luxe de la veille, la chambre est pourvue de tout le confort moderne et l’hôtel d’une piscine intérieure chauffée. 

On file manger, parce que dans le coin, tout ferme à neuf heures. On nous indique un resto un peu plus loin, le Capitole Reef Inn & café qui fait aussi magasin de souvenirs, motel... Très bien accueillis, nous prenons de grosses salades de crudité, un steak et du poulet et un ice cream dish la première glace du voyage. Repus, nous regagnons l’hôtel où les enfants profiteront des derniers moments d’ouverture de la piscine du motel avant de sombrer pour une autre courte nuit. Demain réveil 5h30.

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