La nuit a été courte, un peu perturbée par la chaleur (on a encore du mal à laisser la clim marcher toute la nuit), et c’est vers 7h30 que nous menons nos pas (le sol est fléché de peur qu’on se perde sur les 20 mètres qu’il y a faire) vers la salle du petit déjeuner attenante à notre motel. Nouveau déjeuner pantagruélique, en prévision des forces que nous allons laisser sur le sentier des Needles. On prend enfin la route vers le nord pour gagner l’entrée sud du parc.
La route serpente le long d’un cours d’eau Indian Creek, au passage on aperçoit notre premier coyote (si vous zoomez à mort sur le centre de la photo, on peut voir le coyote qui nous fait un clin d’œil, juré !) qui a cette heure doit regagner son terrier après avoir chassé quelques lapins que nous apercevons un peu plus loin, gambader. Une fois l’entrée du parc franchie, nous gagnons le parking d’Elephant Hill point de départ de plusieurs sentiers dont le Chesler Park Trail que nous nous proposons d’effectuer, avec une provision de 8 litres d’eau et le pique-nique de midi. La température affichée dépasse déjà les 90° F (soit pour ce qui ont la flemme de calculer 35°C). Le parc contraste des derniers visités ; il n’est pas très fréquenté, et pour tout dire, au parking, nous sommes les seuls. Toujours est-il, que nous décidons de poursuivre notre planning. Le sentier traverse de belles prairies entre coupées d’ailerons rocheux qu’il faut soit franchir soit traverser. Le paysage est encore superbe, surprenant, ludique, alternant la roche rouge et blanche, les canyons, les dépressions… Nous arrivons au terme de notre trail deux heures plus tard après avoir parcouru 5 km et bu presque trois litres d’eau. Dans le décor splendide du Chesler Park (imaginez une vaste prairie encerclée par des rochers en forme d’aiguilles rouges), on prend le temps de déjeuner bien à l’ombre, avant d’attaquer la route du retour par le même chemin. On avait prévu de faire une boucle qui nous rallongeait de près de 4 km, mais vue la chaleur et l’état des troupes, et nos réserves d’eau, on renonce à ce projet. Le rythme du retour est soutenu et nous buvons les 4 litres d’eau restants avant de regagner le parking, après 1h45 de marche. Il est 14 heures passées, et 106° F, lorsque nous décidons de regagner Monticello. Ce trail dans un dédale de rochers et de prairies plutôt arides nous a enthousiasmé (encore un décor à la Indiana Jones). Si ce n’était cette chaleur, une boucle plus ambitieuse eut été appréciée (notre recommandation est donc de partir si vous avez du courage et des forces très tôt, pour attaquer cette balade à l’aube). Passage juste à coté (Squaw Flat), pour prendre de l’eau, et manger à l’ombre sur une aire aménagée pour le pique nique, puis petite sieste à même le banc avant de reprendre le chemin du retour. Pour rentrer, on décide à l’improviste d’emprunter une route sur la droite (pas mentionnée sur les cartes, mais cependant goudronnée qui indique cependant la direction de Monticello) qui traverse une belle forêt et passe un petit col où nous croisons dans une fraîcheur montagnarde encore, le chemin de plusieurs biches et leurs faons. Arrivés en ville, on fait le plein de nourriture pour le soir et le lendemain avant de rentrer nous baigner dans la piscine du motel. La baignade est salvatrice. Il est encore tôt, ce qui nous permet de recharger nos batteries, d’autant que la température à Monticello est relativement agréable. Fin de journée avec pique nique improvisé dans la chambre et télé ! Le rythme bien soutenu jusqu’alors de notre voyage, nous a fait apprécier cette fin de journée de détente et de relaxation.
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