dimanche 11 juillet 2010

Des Narrows aux bassins d’émeraude

Zion Canyon depuis le sommet de Watchman Trail.
Levés de bonne heure (6h30), après un petit déj pas trop top (on finit par se lasser des bagels compacts et sans saveur), on quitte Sin City (qui s’est vidé des fêtards et des accrocs du jeu) et sa chaleur déjà appréciable pour la montagne. Direction le Zion National Park prononcez « zaïeunne »). 



Le Travel Lodge de LV.
Un canyon profond creusé par la Virgin River dans le grès Navajo (Navajo sandstone). Il nous faut près de trois heures pour le rejoindre, la route grimpe puis serpente au cœur du massif, révélant à chaque virage des paysages magnifiques. Nous atteignons le parc vers 11h30, soit compte tenu de l’heure « montagne » (mountain daylight time) en vigueur dans l’Utah et la réserve Navaro dans l’Arizona, 12h30. 

Les mains dans les poches, très classe !


Après avoir laissé la voiture sur le parking de notre hôtel, le Zion Lodge en plein cœur du parc, on prend la navette gratuite qui fait une huitaine d’arrêts et on embraye de suite avec la Riverside Walk, une courte balade qui s’enfonce dans le canyon en suivant les courbes de la rivière. Fastoche, le chemin, est presque un boulevard, c’est une allée en terre battue, accessible à tous types de 4 roues (poussettes, fauteuils, …). 



Au bout du sentier, plus de piste : ce sont les Narrows. Il faut remonter le cours de la rivière, de l’eau jusqu’à mi-mollet la balade peu ainsi se poursuivre pendant des miles. N’étant pas équipés pour patauger, nous nous en tiendrons . En rebroussant chemin, on s’arrête pour pique-niquer sur un rocher au bord de l’eau. Par endroit quelques courageux se baignent d’autant qu’il commence à faire lourd. 




On reprend alors la navette pour rejoindre le Visitor Center. Le ciel nuageux du matin (il a même fait quelques gouttes de pluie) a cédé la place à un beau ciel bleu, du coup le thermomètre, maintenant qu’il est 15 heures, a remonté en flèche. 




Depuis le Visitor Center, nous sommes sensés gagner le début du Watchman trail (3,2 km AR), recommandé pour son point de vue sur le parc et ses falaises. En chemin, on passe une nouvelle fois au bord de la rivière et cette fois l’attraction est trop forte : Patrick fera seul la balade en 1 heure et demie pendant que les enfants prendront un bain dans l’eau fraîche du torrent avec Agnès pour les surveiller (il fallait bien que quelqu’un s’en charge !). 

Les navettes super pratiques.




Vue depuis Watchman trail.




En fin d’après midi, nous faisons notre entrée dans l’hôtel. Le cadre est superbe, à l’intérieur bois et pierre, orné d’une immense cheminée qui pourrait recevoir un mammouth, un très beau lodge, posé sur une pelouse au pied de la falaise. On peut difficilement faire mieux. La chambre est dans la même veine, spacieuse et dotée d’une petite terrasse dans l’esprit montagne. Après avoir posé nos valises, on refait le plein des gourdes et à 18h30, on attaque tous ensemble cette fois le sentier des upper et middle Emerald pools qu’on fera en 1h30 dans la lumière somptueuse du coucher de soleil

Zion Lodge.


La verte vallée de Zion.
Le sentier en balcon révèle de superbes perspectives sur la vallée, les magnifiques couleurs rouge et ocre des roches et découvre de petites mares d’eau de couleur émeraude. Le plaisir est d’autant plus intense que la chaleur est enfin tombée. L’heure idéale pour ce genre de balade. Un de nos plus beaux souvenirs. 




La balade s’achève à l’arrêt The Grotto et nous reprenons la navette jusqu’à Zion Lodge pour récupérer notre voiture. Vus les prix affichés au restaurant du lodge, on a en effet décidé d’aller dîner en ville, à Springdale, le joli village juste à l’entrée du parc. 



On optera pour le Wildcat et Willies Restaurant, un restaurant à la déco sympa et aux menus roboratifs. Burgers pour tout le monde ce soir, accompagnés de Diet Coke servis dans des pots à conserve de près d’un litre (je n’exagère pas) pour les uns et d’une bière pour les autres. Les burgers (BBQ pour les uns et « South 40 » pour les autres) se laissent dévorer, les frites maison itoo. Les seuls trucs qu’on laissera de côté ce sont les lamelles de poivrons verts genre piment affreusement piquants. Encore une maison recommandable.



On quitte le resto le ventre plein pour aller faire des petites courses pour le midi du lendemain au food market du coin et on regagne, la nuit enfin tombée, notre petit nid douillet. C’est en allant étendre sur notre balcon en R de C notre petite lessive du jour que nous tombons nez à nez avec 2 biches, en train de brouter tranquillement à 5 m de nous. Pas effarouchées du tout, les deux noctambules continuent leur chemin. Encore un moment magique.






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