mardi 20 juillet 2010

La croisière s’amuse

Sur les eaux du lac Powell.
Le lever ce matin est calé sur l’heure d’embarquement du bateau réservé la veille moins 30mn pour effectuer les formalités d’embarquement. Il faut donc quitter l’hôtel vers 8h00 pour être à l’heure. La magie a encore opéré, puisqu’il est 8h05 lorsque le moteur de la Ford vrombit avec à l’intérieur, 4 Français ventre plein, direction le Lake Powell Resort de Wahweap, pour récupérer (et payer, 245$ tout de même) nos places réservées la veille. La visite doit durer 2h30 de 9h00 à 11h30. Il faut déjà chaud ce matin (Plus de 30°C) lorsque nous embarquons dans cet autocar des mers, audio guide en bandoulière et écouteurs aux oreilles. Pour une fois, il n’y a plus d’effort à faire pour tenter de comprendre ce fichu anglais américain. Les enfants y trouveront un intérêt supplémentaire. Au programme, la visite d’Antilope Canyon et de Navajo Canyon, deux profondes et longues échancrures dans la rive du lac. L’Antilope Canyon est celui-là même que nous avons parcouru à pied la veille dans sa partie terrestre. Le navire s’enfonce dans la gorge qui rétrécit à chaque méandre, jusqu’à s’immobiliser, « coincé » entre les parois rocheuses hautes de plusieurs dizaines de mètres. Le grès ici est rouge et blanc et le contraste avec l’eau bleutée du lac est splendide. Le Navajo Canyon est, lui, plus large mais aussi beaucoup plus profond et nous n’irons pas jusqu’à son terme faute de temps. Cette visite nautique du lac Powell ne nous permet pas d’admirer le fameux Rainbow Bridge, une arche naturelle située beaucoup plus à l’est. On ne peut d’ailleurs plus l’atteindre par bateau tant le niveau du lac à baisser ces dernières années (il faut compter 5h A/R en bateau pour atteindre la rive qui mène après quelques centaines de mètres de marche à Rainbow Bridge et pas moins de 450$ à quatre). Le temps de faire le tour d’Antilope Island, de croiser quelques house-boats super équipés et de passer au pied de Castle Rock et nous voila rendu à Wahweap. La chaleur à cette heure-ci est étouffante, nous décidons alors de prendre notre pique-nique habituel dans la chambre de l’hôtel, à 10 minutes en voiture, pour bénéficier de la clim et de la piscine aussi. Bien nous en a pris, la pause a permis aux uns de faire une grosse sieste et pour les autres de prendre un bain rafraîchissant dans une piscine nickel et déserte. Il est pourtant temps de bouger, on a en point de mire Lee’s Ferry à une petite heure de route au sud de Page. A cet endroit, à la fin du XIXe et début du XXe siècle, se situait le bac (ferry) qui permettait, à l’époque où les ponts de Page et celui de Marble Canyon n’existaient pas, de franchir le fleuve, sinon c’était des kilomètres à parcourir pour gagner l’autre rive. En chemin, on fait une première pause à Horse Shoe Bend, un point de vue sur un méandre du Colorado particulièrement remarquable que nous atteignons après 30mn de marche dans le sable. L’endroit est très touristique mais il vaut le détour. Le ciel orageux donne une étrange couleur bleuté au paysage. Puis nous poursuivons vers Lee’s Ferry. On admirera aussi au passage l’ancien Navajo Bridge qui enjambe le fleuve. Il a été rendu à la circulation piétonne depuis la construction d’un second pont à quelques mètres de distance, réplique du premier. Sous la structure de celui-ci, on apercevra deux condors de Californie. On identifie d’ailleurs le porteur du badge n°70 ! L’endroit, situé au bord du fleuve, sous les hautes falaises des Vermillon Cliffs, est désert si ce n’était les préparatifs en cours, d’une expédition en raft dans les gorges du Colorado. Nous en profitons pour prendre le petit sentier, le river trail, qui longe la rivière et permet de voir au passage les vestiges de l’activité de ce lieu de passage autrefois très fréquenté. Il nous permettra aussi de goûter des pieds l’eau du Colorado extrêmement fraîche à cet endroit ce qui refroidira les ardeurs de baignade de Vincent. Sur le chemin du retour, nous sommes arrêtés par le bruit caractéristique d’un serpent à sonnette qui se cache dans un fourré en bord de sentier. Malgré les tentatives de Patrick qui a aperçu la bête, il sera impossible de le photographier. Retour à Page vers 19 heures. Nous nous arrêtons au Wall-Mart pour faire les courses du soir et du lendemain midi. Nous prendrons notre repas en chambre, dans une franche rigolade lorsque Vincent aura l’idée de nous filmer en train de manger le litre et demi de glace que nous avons acheté. Pour refroidir les esprits et soulager les estomacs distendus nous irons même faire un petit plouf dans la piscine de l’hôtel avant de rentrer nous coucher.

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