dimanche 4 juillet 2010

Du chaud au froid

Death Valley, l’immensité.
Le décalage horaire se fait encore sentir, certains se réveilleront encore à 2 heures du matin. A 5 heures et quart, Patrick se lève en douce pour aller à Zabriskie Point et faire la traditionnelle photo du lever de soleil. Finalement il convainc Agnès de le suivre. Au fameux point Zabriskie, nous ne sommes pas seuls, une vingtaine de fous est déjà sur place, à mitrailler le panorama éblouissant qui s’ouvre devant nous. 





On ne regrette pas d’être tombé du lit ! On mitraille à notre tour. Le jour se lève, il est prêt de 6h30 et le thermomètre affiche déjà dans les 95°F soit prêt de 35°C. De retour à la chambre, on se prépare pour le petit déjeuner. Direction le grocery du ranch où on achète à prix d’or 4 yaourts (1,5$ pièce), du jus de fruit (100% sucre) et des muffins. Au passage, on croise un oiseau d’une trentaine de cm, haut sur patte et plutôt curieux, on apprendra plus tard que c’est un de ces fameux road runners (Bip-Bip). On ne l’a même pas photographié ! On décolle, en direction du nord de la vallée, vers Stovepipe Wells, sans oublier le détour obligé au Visitor Center pour récupérer l’annual pass. Le paysage traversé est toujours grandiose, on croise des dunes comme au Sahara. 



Avec du reste la même température. Notre but de balade est le Mosaic Canyon qu’on atteint après 45 minutes de route. 






Le dit canyon est un étroit goulet aux parois de marbre (4,5 km A/R). On s’y engouffre sur ½ mile en rasant les murs pour chercher l’ombre. Il finit par déboucher sur une veine plus large et nous en resterons là. 





De retour à la voiture et après avoir bu 2 litres d’eau on file vers la sortie du parc. La route est exceptionnellement droite, nous passons plusieurs cols où la température descend alors en flèche (28°C tout de même), traversons d’autres immenses étendues vierges. 



En quittant la Death Valley, le paysage verdit au fur et à mesure que l’on progresse. On longe sur notre droite la chaîne de la Sierra Nevada, le mont Whitney (presque 15000 feet, 4421m) et les premières neiges éternelles. 




Quel contraste avec ce que nous venons de traverser. L’heure de la pause déjeuner ayant sonné, on décide de stopper à Lone Pine, petit village dans la vallée, dans un parc public à l’ombre d’un séquoia, sur une pelouse traversée par un cours d’eau. Enfin un peu de fraicheur. Au coin du parc, un vendeur ambulant de feux d’artifice fait recette : nous sommes le 4 juillet (fête nationale aux US) et les gens se pressent pour acheter des pétards. Le long de la route d'ailleurs, tous les villages sont ornés de dizaines de bannières étoilées.

On fait notre premier plein d’essence avant d’attaquer la montée à Mammoth Lakes (plus on avance vers le nord, plus son prix augmente !). On y met 16 gallons tout de même à 2,97$. La consommation est finalement raisonnable pour un 3,5 l de cylindrée (env 10l/100km). La fraîcheur de Mammoth Lakes nous accueille vers 16h00. C’est une jolie station de ski, parait-il très fréquentée par les habitants de Los Angeles, qui doivent venir en avion vu le nombre de coucous aperçus à l’aérodrome local. Le cadre est superbe, il fait bon et l’odeur des pins flotte dans l’air. L’organisme pourra se ressourcer d’autant que l’hôtel Austria Hof Lodge (qui se veut de charme autrichien avec un jacuzzi extérieur, au bout du couloir) pousse au farniente. Il est finalement très calme et très cosy, au pied des pistes, sans neige, notre pied à terre de ce soir. 



Après une douche rafraichissante, on embraye par la visite de la station et de l’outlet local, un magasin d’usine Polo Ralph Lauren, où l’on craque pour des prix très abordables sur quelques T-shirts. Il est 19 heures et la température fléchit. Les garçons nous rappellent qu’il est l’heure de se restaurer. Nous avons repéré un resto, mais nous ne sommes pas les seuls. Conclusion, on nous annonce à l’entrée 45 mn d’attente. C’est trop long pour nos estomacs et décidons de nous rabattre sur le premier Burger trouvé où, comme la veille, les grands optent pour une (énorme) salade et les enfants pour des burgers frites le tout taille XXL. 

Avant de retourner à l’hôtel, on décide d’improviser une balade dans la ville, très chic, genre le vieux village de Val d’Isère. Le style montagne est préservé aussi, nous déambulons dans des résidences de pierres et de bois traversées par des cours d’eau, splendide et reposant : occasion de sortir pour la première nos polaires. Quel choc, le matin au moins 45°C à l’ombre, le soir à peine plus de 10°C. Les animations du 4 juillet se résument à un concert de country … sur grand écran et des braséros pour se réchauffer et siroter une petite mousse finalement, … petit bras ces ricains. La fraîcheur et la fatigue auront raison de nous, on ne fait pas long feu (d’artifice), direction donc la couette de l’hôtel en espérant rattraper le déficit de sommeil dû au décalage horaire.



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