jeudi 25 juillet 2013

Dernier souvenir en pays Navajo

The White House, au fond du canyon de Chelly.
Au programme de la journée : de la nouveauté puisque nous nous rendons au Canyon de Chelly, un parc navajo au sud de Kayenta. Mais avant de prendre la route, nous prenons un copieux petit-déjeuner sur une terrasse extérieure, très agréable.



L’entrée du Canyon de Chelly se trouve à Chinle, une petite ville indienne tout aussi pauvre. Les maisons délabrées contrastent avec les hôtels de chaine qui ont poussé le long de la route pour profiter de la renommée du parc.



Le canyon se compose de deux rims, l’une au sud qui suit le canyon de Chelly (prononcez Shay) proprement dit, et une rim nord, qui suit le canyon del Muerto.
La rive sud est ponctuée d’overlooks où se sont installés quelques Navajos vendant leur artisanat : bijoux, poteries, peintures sur pierre où sont représentés des symboles navajos.
Au fond du canyon, quelque 180 mètres plus bas est un havre de paix, où serpente la Chelly Creek. S'y sont installées successivement depuis des centaines d’années plusieurs tribus indiennes, jusqu’aux derniers venus, les Navajos. Aujourd’hui encore, quelques-uns cultivent le fond du canyon, qui grâce à l’eau, ressemble à une fraîche oasis, où paissent des troupeaux.




Pour apprécier cette sérénité, nous empruntons le chemin qui descend vers la White House. Il s’agit en l’occurrence des ruines de plusieurs habitations, construites sur le lit du canyon et à flan de falaise. 


Là aussi, plusieurs Native-americans proposent quelques pièces d’artisanat aux rares touristes qui s’aventurent jusqu’ici. La remontée vers la crête s’effectue au pas de charge mais dans la chaleur. Nous arrivons au sommet ruisselants mais heureux !


Spider Rock se dresse depuis le fond du canyon de Chelly.


Nous terminons les différents overlooks jusqu’à l’ultime Spider rock, une flèche de pierre qui s’élève vers le ciel depuis le fond du canyon. Au retour, nous prenons le temps de faire une halte pour faire l’achat d’un souvenir navajo, un beau vase fait main au décor typique.
Après le déjeuner pris à quelques mètres du visiter center sous les ombrages, nous nous rendons au premier overlook de la north rim pour voir la « forteresse navajo » et une ruine que nous ne verrons pas. Au final, les avis seront partagés concernant le canyon de Chelly, certains comme Patrick prisant son ambiance très calme, sereine, vu le peu de visiteurs, et d’autres comme Camille qui en ressort un peu déçu (peu de choses à voir).
Il est tard lorsque nous prenons la route pour Page, à 3 heures d’ici, au bord du lac Powell. Le ciel s’est assombri mais nous n’aurons, au fil de la (très longue) route, rencontré que quelques gouttes de pluie. Il est près de 20h30 lorsque nous atteignons notre lieu de villégiature pour trois nuits.
Avant de faire le check-in, nous allons nous renseigner à la marina d’Antelope Point, pour connaitre les tarifs de promenade en bateau dans Antelope Canyon pour le lendemain. La dite marina, située dans la réserve navajo, représente, d’après ce que nous avons pu lire, un investissement de 80 millions de dollars et comprendra à terme un grand hôtel, en plus des structures de location de bateaux, house-boats, jet-ski… et autres joujoux nautiques. Un programme colossal dont l’économie repose sur la précieuse eau azur du lac dont le niveau pourtant nous semble, en trois ans, avoir encore baissé. A tel point, que cela en est même inquiétant !
Notre hôtel pour la première nuit est le Page Boy Hotel, un motel sans trop de charme, sauf pour les chambres du rez-de chaussée qui font face à la piscine et qui bénéficient d’une terrasse avec table, chaises et même barbecue !

C’est déjà l’heure d’aller nous restaurer. Nous avons repéré le Big John’s, un BBQ texan où le monde se presse. Après une longue attente au cours de laquelle nous dévorons des cacahuètes encore dans leur gousse, on nous sert nos plats (nachos, burgers, ribs), bien gras et bien peu digestes. Bref, une adresse à ne pas vraiment conseiller, sauf peut-être pour la déco, « proud american » et route 66 mélangée, et l’ambiance survoltée qui y règne. 

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