| The White House, au fond du canyon de Chelly. |
Le canyon se compose de deux
rims, l’une au sud qui suit le canyon de Chelly (prononcez Shay) proprement
dit, et une rim nord, qui suit le canyon del Muerto.
La rive sud est ponctuée
d’overlooks où se sont installés quelques Navajos vendant leur artisanat :
bijoux, poteries, peintures sur pierre où sont représentés des symboles
navajos.
Au fond du canyon, quelque 180
mètres plus bas est un havre de paix, où serpente la Chelly Creek. S'y sont
installées successivement depuis des centaines d’années plusieurs tribus
indiennes, jusqu’aux derniers venus, les Navajos. Aujourd’hui encore,
quelques-uns cultivent le fond du canyon, qui grâce à l’eau, ressemble à une
fraîche oasis, où paissent des troupeaux.
Pour apprécier cette sérénité,
nous empruntons le chemin qui descend vers la White House. Il s’agit en
l’occurrence des ruines de plusieurs habitations, construites sur le lit du
canyon et à flan de falaise.
Là aussi, plusieurs Native-americans proposent quelques pièces d’artisanat aux rares touristes qui s’aventurent jusqu’ici. La remontée vers la crête s’effectue au pas de charge mais dans la chaleur. Nous arrivons au sommet ruisselants mais heureux !
Là aussi, plusieurs Native-americans proposent quelques pièces d’artisanat aux rares touristes qui s’aventurent jusqu’ici. La remontée vers la crête s’effectue au pas de charge mais dans la chaleur. Nous arrivons au sommet ruisselants mais heureux !
| Spider Rock se dresse depuis le fond du canyon de Chelly. |
Nous terminons les différents
overlooks jusqu’à l’ultime Spider rock, une flèche de pierre qui s’élève vers
le ciel depuis le fond du canyon. Au retour, nous prenons le temps de faire une
halte pour faire l’achat d’un souvenir navajo, un beau vase fait main au décor
typique.
Après le déjeuner pris à quelques
mètres du visiter center sous les ombrages, nous nous rendons au premier overlook
de la north rim pour voir la « forteresse navajo » et une ruine que
nous ne verrons pas. Au final, les avis seront partagés concernant le canyon de
Chelly, certains comme Patrick prisant son ambiance très calme, sereine, vu le
peu de visiteurs, et d’autres comme Camille qui en ressort un peu déçu (peu de
choses à voir).
Il est tard lorsque nous prenons
la route pour Page, à 3 heures d’ici, au bord du lac Powell. Le ciel s’est
assombri mais nous n’aurons, au fil de la (très longue) route, rencontré que
quelques gouttes de pluie. Il est près de 20h30 lorsque nous atteignons notre
lieu de villégiature pour trois nuits.
Avant de faire le check-in, nous
allons nous renseigner à la marina d’Antelope Point, pour connaitre les tarifs
de promenade en bateau dans Antelope Canyon pour le lendemain. La dite marina,
située dans la réserve navajo, représente, d’après ce que nous avons pu lire,
un investissement de 80 millions de dollars et comprendra à terme un grand
hôtel, en plus des structures de location de bateaux, house-boats, jet-ski… et
autres joujoux nautiques. Un programme colossal dont l’économie repose sur la
précieuse eau azur du lac dont le niveau pourtant nous semble, en trois ans,
avoir encore baissé. A tel point, que cela en est même inquiétant !
Notre hôtel pour la première nuit
est le Page Boy Hotel, un motel sans trop de charme, sauf pour les chambres du
rez-de chaussée qui font face à la piscine et qui bénéficient d’une terrasse
avec table, chaises et même barbecue !
C’est déjà l’heure d’aller nous
restaurer. Nous avons repéré le Big John’s, un BBQ texan où le monde se presse.
Après une longue attente au cours de laquelle nous dévorons des cacahuètes
encore dans leur gousse, on nous sert nos plats (nachos, burgers, ribs), bien gras
et bien peu digestes. Bref, une adresse à ne pas vraiment conseiller, sauf
peut-être pour la déco, « proud american » et route 66 mélangée, et
l’ambiance survoltée qui y règne.
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