mercredi 27 juillet 2011

Sur les monts Chic-Chocs

Sur la route des phares.
Nous avons tous passé une bonne nuit et suite aux courses faites la veille, nous prenons un petit déjeuner copieux paresseusement installés dans le confort de notre chambre. Il faut tout de même se mettre en route car notre prochaine étape est relativement éloignée. 170 bornes environ séparent Rimouski de Sainte-Agathe des Monts et le parc de la Gaspésie. Nous projetons de suivre la côte gaspésienne. Ce matin hélas le temps est encore couvert, le plafond bien bas à tel point qu’un crachin persistant gâche encore un peu la visibilité. Pour meubler la monotonie de la route (ici les villages sont plus rares et pas vraiment pimpants), plongée dans la grisaille, nous faisons des haltes pour photographier les phares qui émaillent la côte (on a les passe-temps qu’on peut !). Le premier pour lequel nous marquons un arrêt est celui de la pointe de Métis, tout près de Grand Métis. Pour le trouver, il faut prendre une petite route qui serpente pendant quelques hectomètres. 
L'éolienne de Cap Chat dans la brume.
On finit par toucher au but, et stationnons au pied de l’édifice, encerclé de grillage. Nous n’avons pas fait le tour de la voiture pour le photographier, qu’un autochtone dont la propriété jouxte le phare, sort de chez lui pour nous demander ce qu’on fait là (bonjour l’accueil !) et nous signaler que le chemin est privé… On se dépêche de faire le cliché et on met les voiles en vérifiant bien au passage qu’aucun panneau ne signale que nous circulons sur une voie privée. On rumine sur le caractère irascible du bonhomme.
Nous atteignons le parc de Gaspésie vers midi, après s’être acquitté des 11$ de droit d’entrée dans une enveloppe glissée au poste de perception non gardé. Le parc est particulièrement vaste qui s’étend sur le massif des monts Chic-Chocs et est traversé par le Sentier international des Appalaches qui relie sur des centaines de kilomètres le Canada et le nord-est des Etats-Unis. Il est parait-il peuplé de caribous de Gaspésie et d’ours noirs. 


Le lac Cascapédia.
Nous posons la voiture au camping du lac Cascapédia, infesté de… moustiques (y en a deux qui suivent). Tartinés des pieds à la tête, on part avec le casse-croûte sur le dos pour faire la rando du Pic du Brûlé, 13,2 km, 430 m de dénivelé, donné pour 5 heures de marche. Le temps ne s’est pas amélioré, mais il fait doux quand on se remue (16° C°). Le sentier grimpe dans les bois et gagne peu à peu la brume. Sur les hauts, il bruine. Le temps est si bouché, qu’à un moment donné on se rend tout juste compte que le sentier longe un lac : tout est uniformément gris. 
Degré d'humidité proche de 100%, intolérance aux moustiques : 250%.
Autant dire que parvenus au sommet (790 m), on ne voit strictement rien depuis le point de vue, qu’une mer de nuages. Alors que par temps clair, on pourrait voir le Saint-Laurent et l’ensemble du parc… 
Rivière Sainte-Anne.
On poursuit notre route après avoir croisé quelques courageux, tout aussi ruisselants que nous ! Le sentier grimpe à nouveau pour gagner le sommet du mont Ernest Menard (850 m) et depuis les différents belvédères, c'est la même purée de pois. Le chemin finit par dégringoler vers le camping de Cascapédia. 




Nous bouclons la boucle au bout de 5 heures, fourbus, trempés, boueux, mais contents de cette balade dans les bois et la brume ! Au camping justement, nous trouvons une salle hors sac qui fait parfaitement l’affaire pour nous changer. Vu l’heure, nous renonçons aux autres balades que nous avions prévues. Nous retournons à la civilisation et gagnons le supermarché local pour faire nos emplettes pour le soir. Grosse déconvenue au motel où nous logeons (Nanook, à proscrire car la chambre, petite, est d’une propreté douteuse). Il n'y a même pas de quoi faire chauffer de l’eau. Il faudra se contenter d’un repas froid. Chacun décrasse ses chaussures et nettoie son linge. Bref la fin de soirée est industrieuse. On espère que ce motel, situé comme il se doit en bord de route, ne sera pas trop bruyant.
Bilan de la faune aperçue au cours de ces douze premiers jours en terre québécoise :
Nombre d’orignal : 0
Nombre de caribou : 0
Nombre d’ours noir : 0
Nombre de castor : 0
Nombre d’écureuils : 5
Nombre de tamias : 7
Nombre de rats musqués : 3
Nombre de moustiques : 12500

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