lundi 18 juillet 2011

Remontée le long du St Laurent

Ile d'Orléans
Ce matin et après une nuit réparatrice, rien ne va plus pour Agnès. Son œil a encore gonflé tel un boxer sortant de son combat. Impressionnant mais on ne peut sans doute qu’attendre patiemment que ça dégonfle. Nous nous sommes encore levés tôt, puisqu’à 8 heures tout juste passées, nous sommes à la voiture, après un dernier petit déjeuner pris à l’hôtel. Direction la rive nord du Saint-Laurent que nous allons longer jusqu’à Québec. Nous empruntons pour cela la 138 vers l’est. La route est très tranquille puisqu’une autoroute passe plus au nord et absorbe l’essentiel du trafic.





Elle croise de nombreux villages eux aussi très paisibles, à croire que nous traversons une région essentiellement peuplée de retraités et d’inactifs. Les jardins bien fleuris et parfaitement entretenus nous poussent un peu plus à le croire. Nous faisons des haltes à Champlain, Deschambault, Neuville pour prendre des photos des plus jolies maisons.




La 138, première route carrossable du Canada, aussi nommée le Chemin du Roy, est une route remarquable du Québec, liée à l’histoire de la Nouvelle France.

La chute Montmorency depuis l'ile d'Orléans

Nous gagnons ensuite Québec puis l’Ile d’Orléans au nord rattachée au continent par un long pont métallique type G. Eiffel qui enjambe le Saint-Laurent, « l’un des premiers foyers de peuplement des pionniers français » dixit le Routard. Si l’île a gardé sa vocation agricole des origines avec des plantations de vignes, de fraisiers, de pommiers (et de poireaux) avec de belles demeures anciennes, elle semble plus aujourd’hui offrir un cadre bucolique aux superbes villégiatures des riches Québécois.



La route qui en fait le tour longe ainsi de magnifiques propriétés ayant chacune son accès au fleuve. L’île entièrement privatisée laisse peu de place à l’espace public. Partis pour faire le tout de l’île par l’est, nous cherchons ainsi désespérément un lieu sympa pour pique-niquer. Nous finirons par prendre notre déjeuner sur un banc, dans le parking de l’une des trois ou quatre églises de l’île, bien content de trouver un endroit quasi désert.



Le temps de sortir la glacière,  le parking se remplit de véhicules, et alors que nous ingurgitons nos sandwichs, une foule est entrée dans l’église pour célébrer… des obsèques. Nous repartons peu après pour continuer notre tour de l’île, les jolies maisons succédant aux belles demeures, les exploitations de fraise succédant aux cidreries…





Oui bucolique, c’est le mot. Mais à part ça, pas grand-chose à dire de l’île d’Orléans. A noter que comme toujours, après avoir déjeuné dans les pires conditions, on trouve plusieurs endroits sympas pour pique-niquer, enfin deux pour être exact.




Nous rejoignons notre hôtel, les Ambassadeurs, sur le boulevard Sainte-Anne, un trois étoiles. Bien que confortable, calme et spacieuse, notre chambre aurait bien besoin d’un bon coup de pinceau et d’un mobilier rafraîchi ! Pour notre dîner nous n’aurons pas à aller bien loin puisqu’en face de l’hôtel se trouvent toutes les commodités. Pour ce soir, nous optons pour le Normandin, une chaine de resto comme il en existe tant sur le continent américain. Des salades de poulet et des salades César et un dessert auront raison de nos appétits. Puis la route à traverser, direction la chambre et dodo.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire