dimanche 17 juillet 2011

Raid dans le parc de la Mauricie.

Cette nuit a été rythmée par les démangeaisons d’Agnès suite aux piqûres de la veille. Elle semble un peu gonflée ce matin, mais sans excès. Les enfants comme d’habitude ont dormi d’une seule traite, ils sont donc en pleine forme pour attaquer cette journée qui s’avèrera une vraie expédition en forêt tropicale. A 8 heures, la famille quitte donc le parking de l’hôtel en direction du Parc de La Mauricie situé à peine à 1 heure de route au nord de Trois Rivières.
Le temps de s’acquitter des droits d’accès à ce parc géré par l’Etat canadien (20$ CAD tout de même) nous voici embarqués pour une balade (croyait-on) à travers la forêt mauricienne de 17 km : « Les deux criques ». Sitôt entrés, la chaleur étouffante attire à nous tous les moustiques du Canada, à l’assaut de sang neuf, celui de quatre aventureux Français. Les rangers nous avaient prévenus, c’est une randonnée exigeante de 6 à 7 heures et de 400m de dénivelé environ, dixit le garde local.  9h40 précise, début du raid où montées abruptes précèdent des descentes non moins pénibles, le tout dans une forêt luxuriante et épaisse, ponctuée par de nombreux points d’eau stagnante, les nids à moustiques.
Difficile de se perdre sur des sentiers pareils...

ça monte !























Le parcours est très bien fléché, aménagé par endroit d’échelles ou de planchers en bois pour passer des zones marécageuses. Malgré les bracelets anti moustiques, les crèmes répulsives, nous n’arrêtons pas de secouer nos bras dans tous les sens tels des moulins à vents pour éloigner ces insectes indésirables. Cette balade est également ponctuée par de nombreux points de vue sur la forêt du parc, les lacs et les cours d’eau. Hélas, la faune est bien pauvre et nous n’avons pu nous mettre sous la dent que deux ou trois écureuils. Au bout de 2,5 heures de marche, à l’extrémité nord du sentier, nous atteignons transpirants et assez fatigués les cascades du ruisseau du Fou, idéal pour le pique nique. Un panneau nous indique encore 10,5 km, nous avons donc fait à peine 7 km. L’après-midi va être un vrai calvaire et nous comprenons pourquoi, peu de gens s’aventure ici. Nous n’avons en effet même pas croisé cinq personnes, pour la boucle qui se veut la plus complète du parc, on commence à comprendre…

Le pont qui enjambe le ruisseau du Fou

Le ruisseau du Fou



Il est temps de repartir, après cette pause méridienne de 30mn. Ca n’arrête pas de monter, de descendre, de tourner, la fatigue et la lassitude s’installent et pour corser le tout, nos réserves d’eau s’épuisent. Un comble, nous sommes entourés de cours d’eau, mais par prudence, on s’interdit d’en boire vu sa couleur brune comme de la Guinness, due à un séjour prolongé dans les bois décomposés. De temps en temps, un panneau indicateur nous informe sur ce qu’il reste à parcourir mais les kilomètres s’égrainent lentement. Enfin, vers 15h40 et six heures de marche plus tard, on débouche au niveau du pavillon de service qui matérialise la fin de notre raid. Notre premier réflexe a été de se jeter sur l’eau fraîche et nous engloutissons un demi litre chacun au moins. Les visages sont marqués par la fatigue  et celui d’Agnès particulièrement gonflé. Direction donc l’hôtel pour se reposer, se laver, se soigner. La veille, nous avions repéré, à proximité du centre commercial une officine, par chance, elle est ouverte ce dimanche après midi et sur les conseils de la  pharmacienne nous repartons avec un médicament contre les réactions allergiques, et finissons nos courses en prévision du repas du soir pris dans la chambre A 21h, la fatigue prend le dessus et tout le monde rejoint son lit.

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