Le temps est gris ce matin à notre réveil, encore une fois très matinal (5 heures). Nous prenons notre petit-déjeuner comme nous pouvons, sur une balancelle dans le jardin devant l’hôtel, heureusement il ne fait pas trop frais. Direction les Escoumins à une quarantaine de kilomètres plus au nord, pour prendre un traversier qui nous mènera sur l’autre rive. Décollage à 8 heures pour être un peu à l’avance au départ du bateau vers 9h30. A cette heure là, il n’y a pas grand monde sur la route qui n'est pas particulièrement belle d’ailleurs. Comme nous avons du temps devant nous, nous faisons un arrêt aux Bergeronnes pour voir trois voiliers amarrés à un ponton branlant. Plus loin sur la route, nous sommes stoppés par des travaux. Quand enfin nous atteignons les Escoumins, nous apprenons sur le quai d’embarquement que le traversier est… annulé : pas de bateau depuis 4 jours et personne ne nous a prévenus, ni par mail, ni par téléphone, alors que nous avions réservé notre passage depuis avril… Colossale déception, agacement et surtout gros problème : comment allons nous passer sur l'autre rive ? Pour traverser le Saint-Laurent, il n’y a effectivement aucun pont entre ici et Québec soit 250 km plus au sud. La seule possibilité consiste à utiliser les services de ferry et il n’en existe que quatre en tout et pour tout, donc plus que trois désormais, à Forestville à 60 km plus au nord, mais on apprend rapidement que le bateau est plein aujourd’hui et demain, à Baie Comeau, à 160 km encore plus au nord pour une traversée qui dure près de 2 heures et demi, c’est booké pour 2 jours aussi (pour être exact, il y a aussi un traversier, encore plus au nord qui part de Godbout), il ne reste plus que Saint-Siméon à 80 bornes au sud. C’est l’option qu’on choisit. On apprend par téléphone qu’aucune réservation n’est possible, c’est au premier arrivé premier servi, le tout étant d’arriver 2 heures avant le départ pour être sûr d’embarquer. Le prochain bateau est pour 13 heures, nous avons donc juste le temps de repartir en sens inverse pour être à l’heure et espérer embarquer. Nous pestons contre cette avanie, mais parvenons à 11 heures à Saint-Siméon pour prendre notre place dans la file. (Un comble : la radio nous annonce très sérieusement l’annulation d’un concours de … châteaux de sable dans un village voisin mais rien sur le problème du traversier, un peu amateur sur ce coup là les Canadiens !). Reste une heure et demie à tuer, que nous employons en grimpant au village pour nous ravitailler. Nous trouvons une superette mais les prix pratiqués sont scandaleusement élevés, on se contentera d’un paquet de chips, de biscuits et de bananes, le tout pour 10 $. A se demander comment font les gens du coin. Le moral en berne, nous rentrons à la voiture, prenons notre collation et attendons le ferry qui a bien 30 minutes de retard. Une fois à bord, il faut prendre son mal en patience, la traversée durant une bonne heure.
Parvenus à Rivière du Loup, sur la rive sud vers 14h30, il ne nous reste plus qu’à remonter vers notre destination du jour, le parc du Bic. Un parc naturel qui s’étend sur un escarpement rocheux et de jolies anses sur le Saint-Laurent où nous avions prévu de passer l’après-midi et faire quelques randos. Il est finalement 16 heures lorsque nous y parvenons.
On décide quand même de se lancer à l’assaut du Pic Champlain qui domine le site du haut de ses 346 mètres, soit 3 km de sentier donné en une heure et demie. On parvient au belvédère trois quarts d’heure plus tard, une perf selon Patrick. Il faut dire que nos amis les moustiques sont de retour et bien que nous nous soyons tartinés de crème, nous ne voulons pas leur laisser le temps de nous approcher.
La vue là haut est superbe, malgré le plafond bas et le ciel gris. Redescendu en 35 minutes, nous enchaînons par une deuxième petite rando, un peu plus loin dans le parc dans le secteur de l’ile aux Amours. Celle-ci, au parcours mi boisé mi côtier, devrait nous permettre de voir quelques phoques qui vivent à l’année dans cette partie du Saint-Laurent. A "l’anse aux bouleaux ouest", nous sommes récompensés ; plusieurs phoques prennent le frais sur le rocher, à marée basse à quelques dizaines de mètres.
Nous ne pourrons pas les approcher au-delà des limites de la plage. On ne reste pas autant qu’on le souhaiterait, juste le temps de prendre quelques photos, car sur la grève, les moustiques sont particulièrement féroces. On file donc retrouver l’abri de la voiture, d’autant qu’il s’est mis à pleuvoir et le temps est frais (environ 17°). Il est l’heure de rentrer à l’hôtel qui se situe à Rimouski, quelques kilomètres plus au nord. L’hôtel des Gouverneurs, situé sur le « front de mer », est un trois étoiles un peu défraîchi, mais la chambre est super spacieuse et ça c’est appréciable. On laisse les enfants à la télé et on part au ravitaillement. Après un repas de midi déprimant vite pris sur le bateau, on meurt de faim. Du coup on a fait les mégacourses qui viennent à bout des appétits féroces de Camille et Vincent.
| Parc du Bic |
| Au sommet du pic Champlain. |
| L'anse à Mercier et le lac à Crapauds. |
| En regardant bien, on distingue les phoques étendus sur les rochers... |
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