jeudi 28 juillet 2011

Le bout du monde du Canada

Le phare de la Martre.
Il fait grand beau quand nous ouvrons un œil après une courte nuit. Nous quittons le motel de Cap Chat, situé face au rivage où hier soir nous avons eu droit à un beau coucher de soleil, pour gagner Sainte-Anne des Monts. Nous achetons des boissons chaudes au Tim Horton et des gâteaux au IGA et partons déjeuner un peu plus loin en plein air, face à la petite rade de Sainte-Anne. Une longue route nous sépare de notre prochaine destination, Gaspé. 
Nous allons longer pour ça la côte nord de la Gaspésie. Nous enrichissons au passage notre collection de photos de phare. La 132 serpente en suivant la côte, monte et descend, tourne et vire et offre à chaque nouveau cap de forts beaux paysages. 




Le phare de Matane.
Depuis longtemps déjà, on ne voit plus l’autre rive de l’estuaire et le Saint-Laurent ici ressemble vraiment à une mer intérieure. 




Nous ne progressons pas vite, compte tenu des très, très nombreux travaux entrepris sur la route qui arrêtent sans cesse notre progression.


Le phare de la Pointe de la Renommée.
Au phare (très joli) de la pointe de la Renommée, nous ajoutons un renard (semi apprivoisé) à notre petit inventaire de la faune locale, espérant que le parc Forillon où nous allons marcher tantôt pourra nous offrir des caribous, des castors et pourquoi pas des ours. Il occupe la pointe extrême de la Gaspésie, une sorte de Finistère québécois. 


Goupil.
Nous passons la guérite du parc Forillon vers 13h30 et gagnons le cap Bon Ami où nous allons pouvoir laisser l’auto et crapahuter un peu. L’endroit est très fréquenté, il faut dire que la vue sur l’extrémité de la Gaspésie est absolument superbe : de grandes falaises qui tombent à pic dans la mer, des oiseaux marins, des baleines, des phoques (enfin à ce qu’il parait parce qu’on en a pas vu)…. 





Le phare du Cap des Rosiers.
Cap des Rosiers.
Nous empruntons ensuite le sentier qui fait le tour du Mont Saint-Alban (9,1 km) Le début est plutôt corsé puisqu’on part du niveau de la mer pour grimper raide jusqu’au sommet du mont à quelque 283 m d’altitude. 






Le Rocher percé depuis le sommet du Mont Saint Alban.
Là, une tour d’observation nous hisse au dessus des sapins omniprésents, pour découvrir un paysage à 360° ma-gni-fi-que. On voit de là théoriquement jusqu’à Terre-Neuve (aux dires de la table d'orientation). 




La balade se poursuit dans la forêt, le sentier redescend puis remonte. C’est déjà la fin d’après-midi et nous ne voulons pas arrivés trop tard ce soir à notre étape. Nous avons en effet réservé chez Gisèle et Armand, propriétaire du gîte Aux portes du parc, à Penouille, un peu avant Gaspé. 
Les deux retraités nous offrent un accueil extrêmement chaleureux. Nous commençons à discuter et lorsque nous expliquons que nous rentrons bredouilles de nos différentes visites dans les parcs côté faune sauvage, notre hôte, qui connait le coin comme sa poche, se propose de nous emmener tenter de voir des castors. A la nuit tombante, c’est l’heure où ils sont le plus actifs, nous explique-t-il. Nous repartons donc quelques minutes plus tard dans le parc Forillon sur la piste des rongeurs. Peine perdue, malgré cette balade au crépuscule dans les taillis et les buissons, envahis de… moustiques, nous n'en verrons pas la queue d’un. On apercevra tout juste une hutte de castor, des empreintes d’orignal (une mère et son petit) ainsi que des empreintes et des crottes d’ours … manifestement, lui aussi, piste les orignaux et les castors, mais pour de moins nobles raisons). 


Une hutte de castor, sans castor...
Après avoir raccompagné notre hôte, nous décidons de finir la journée au restaurant. Sur les conseils de Gisèle, nous tentons notre chance au Baleinier en espérant que, malgré l’heure tardive, ils servent encore. Ce qui est le cas, puisque nous y dégusterons d’excellents « hambourgeois » et de monstrueux desserts ! Nous rentrons au radar car dans la nuit, nous ne savons plus très bien où se situe notre gîte. Nous logeons dans un studio tout équipé dans le soubassement de la maison et ne tardons pas à profiter du confort de nos lits king size.

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