mercredi 20 juillet 2011

Cascades et canyons

Chute Montmorency
Les pendules se recalent peu à peu, nous avons réussi à dormir jusqu’à 6 heures ce matin. Le temps est toujours beau sur Québec même si l’on attend des orages dans la soirée. Au programme de la journée : la chute Montmorency et le canyon Sainte-Anne. Après notre traditionnel petit-déjeuner de pancakes chez Ronald - où l’on côtoie les mêmes personnes que la veille, des personnes âgées pour l’essentiel qui viennent seules prendre leur petit déj et bavarder un peu avec le voisin ou la caissière ou lire leur journal, nous prenons la voiture direction l’est. Notre première halte est toute proche : le parc des chutes Montmorency. On y accède en prenant un peu de hauteur. Nous avons fait le choix d’y accéder par le haut, mais il également possible de gagner le parc par le bas de la chute en suivant la route qui longe le fleuve. Nous nous garons sous le manoir Montmorency qui accueille aujourd’hui un restaurant huppé. Là également, se trouve l’arrivée  du téléphérique qui vous mène pour 8 $ CAD l’aller simple en bas de la chute. Celle-ci se gagne par une promenade en surplomb qui longe la falaise jusqu’au pont qui enjambe la chute. Sa hauteur à ce point est de 84 mètres (32 mètres de plus que celles du Niagara) et le débit de la rivière Montmorency est spectaculaire mais c’est pire au moment de la fonte des neiges, peut-on lire.

Les 450 marches d'escalier

Manoir Montmorency



En hiver au surplus, la chute se transforme en cascade de glace que les plus aguerris tentent d’escalader. L’eau qui déboule sur les roches sombres est de couleur brune, une couleur due à l’humus sur lequel elle a roulé depuis son origine glaciaire et à la présence d’acide dans la roche.



La suite de la visite se fait sur l’autre rive : il s’agit de dévaler plus de 450 marches pour accéder au bassin de réception de la chute. Au passage on peut faire les plus belles photos de la cascade. La descente est vertigineuse, mieux vaut ne pas penser à la remontée. Parvenus au bas de chute, celle-ci se présente dans toute sa furie. Au plus près, on est rapidement trempé par les embruns, et un bel arc-en-ciel se dessine dans l’écume. Dans le large bassin du déversoir, des pêcheurs taquinent je ne sais quel poisson d’eau douce.
Il est temps de penser à la remonter non sans quelques pauses aux paliers stratégiquement placés. On fait mine d’admirer encore et encore la majestueuse chute pour reprendre son souffle… Revenus au sommet, nous rebroussons chemin jusqu’à la voiture. Au passage, dans un sous bois, nous tombons nez à nez avec une espèce de ragondin ou de rat musqué (nous ne sommes pas des spécialistes). Un peu plus loin c’est un touriste qui attrape au pied d’un arbre un petit serpent...

Canyon Sainte Anne
Notre deuxième lieu de visite aujourd’hui est le canyon Sainte-Anne qui se trouve à une quarantaine de kilomètres vers l’est. Cela nous donne l’occasion d’emprunter la fameuse route de la Nouvelle France, l’une des plus vieilles artères d’Amérique du Nord, qui relie le Vieux Québec à la Côte de Beaupré. Elle serpente littéralement au pied du coteau entre de jolis villages bien, bien tranquilles. On arrive comme ça jusqu’à Sainte-Anne de Beaupré, où s’élèvent haut dans le ciel les tours d’une immense cathédrale en granit blanc, qui devient parait-il, à fin juillet, le Lourdes nord-américain. La route 138 quitte le bord du fleuve pour s’enfoncer dans le relief. On trouve l’entrée des chutes, où nous pique-niquons sous les arbres et en présence de quelques moustiques, pour faire bonne mesure.



Le sentier aménagé dans le canyon serpente d’une rive à l’autre sur un petit kilomètre. On passe du haut de la chute d’eau jusqu’au bas du canyon par une série de points de vue qui permettent d’admirer la cataracte que forme à cet endroit la rivière Sainte-Anne du nord, sous différents profils. C’est plutôt ludique et les enfants s’amusent beaucoup à faire tanguer les passerelles suspendues au dessus du vide. Sous l’une d’elle, une tyrolienne est tendue qui offre le grand frisson à ceux assez fous pour payer 20 $ CAD ce court passage dans le vide. L’eau de la rivière a cette même teinte de Guinness et le vacarme qu’elle produit dans cet étroit goulet est impressionnant. On finit par passer un bon moment dans le canyon, malgré une remontée agrémentée de nombreuses marches ! C’est la journée.
Il est 15 heures lorsque nous regagnons la voiture et décidons d’aller faire un peu de magasinage à Québec. Le retour est un peu long car en cette fin d’après-midi la circulation autour de la ville est importante. Nous parvenons à un immense mall à l’américaine, royaume du shopping, d’autant que c’est la période de soldes. Nous sommes surpris cependant par la fermeture dès 18h30 des boutiques…
Nouvelles courses au supermarché du coin pour le repas de ce soir. Revenus à l’hôtel nous décidons d’aller tout de même faire honneur à la piscine de l’établissement. Elle est dotée d’un spa aux effets rapidement réparateurs sur nos genoux fortement sollicités tantôt. Dehors, l’orage gronde et quelques minutes après notre arrivée, la pluie tombe à verse.

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