samedi 16 juillet 2011

Randonnée « piquante » dans le parc du Mont Tremblant


Parc du Mont Tremblant.
Le jet lag  (décalage horaire) a encore sévi. Patrick est déjà debout, il est 3 h 30. Il sait que sa nuit est déjà terminée. Autour de lui, tout le monde a la chance de dormir. C’est donc l’occasion de préparer la journée et … de faire un tour sur Internet pour suivre Le tour de France. Notre Français Thomas Voeckler est encore en jaune, mais aujourd’hui, c’est l’arrivée au plateau de Beille. Pour l’avoir grimpé plusieurs fois en vélo, je peux vous dire que c’est l’un des pires endroits pour s’éclater sur une bicyclette. Seize km de montée, sous le soleil, avec un  revêtement « pourri » et une pente moyenne de 8%. Bref, quand je mets 1 h 30 pour arriver au sommet (et complètement explosé), les coureurs l’avalent en trois quarts d’heure et sitôt descendus de leur machine, sautent de micro en micro pour répondre à la meute de journalistes avides de sensations, frais comme des gardons. Je vous le dis, la différence est dans la gourde… Mais, on s’égare et revenons à notre périple. Il est 5 h 30 local lorsque le reste de la famille se réveille. C’est lavé et habillé que nous rejoignons tous les 4 la salle du petit déjeuner. Bagels, pain de mie, gaufres maison, sirop d’érable et beurre de cacahuète sont au rendez vous.


Départ de l’hôtel, 8 heures, timing respecté en vue de la longue journée de randonnée dans le Parc du Mont Tremblant. 40 mn plus tard nous arrivons devant la guérite qui marque l’entrée du parc pour acheter le « Pass famille pour la journée » à 11$ CAD et gagnons le secteur du Diable (nom de la rivière). Sur les conseils d’un ranger, nous changeons notre projet initial pour une boucle de 3 courtes balades qui s’enchaînent sur environ 8 km (3 heures) offrant des points de vue intéressant sur l’ensemble du massif et surplombant le lac Monroe : « Le  sentier de la roche », « La coulée »  et « La  corniche ». Jolie balade dans la forêt, seul hic, c’est infesté de mouches noires et les moustiques sont aussi bien présents, obligeant la famille à sortie l’artillerie lourde : bracelet anti moustique, spray et crème apaisante.


Au fil de la balade, on rencontre deux jeunes femmes rangers. La seconde naturaliste entreprend de nous présenter la faune du parc telle que nous pourrions la rencontrer : cerfs, orignaux, loups, ours bruns, et castors. Mais tout ce que verrons se résume à deux écureuils et une couleuvre, sans oublier les moustiques… La naturaliste nous parle également des oiseaux qui vivent dans le parc. Il y en a un particulièrement, le bruant à gorge blanche, dont le chant a donné naissance à une chanson populaire a priori très connue ici, chanson qui parle d’un certain Frédéric, « où es-tu Frédéric, Frédéric ? ». Du coup, tout le monde surnomme l’oiseau Frédéric.


Ce petit cours de naturalisme nous donne l’occasion de « jaser » comme on dit ici avec des Montréalais qui se baladent aussi dans le parc et qui nous donnent quelques tuyaux pour la suite de notre voyage.



Rentrés à la voiture à près de midi et demi, nous décidons d’aller casser la croûte au départ de la balade de la chute de la Diable (rappel : c’est le nom de la rivière), un peu plus au nord. Nous trouvons un emplacement idéal à l’ombre et proche du cours d’eau. Une fois repus et les moustiques itoo, nous partons sur le sentier, facile, très court et donc très fréquenté. 
Chute de la Diable.


Au bout, la chute de la Diable (15 m de haut) fait son petit effet en raison du débit de la rivière. Nous reprenons ensuite la route pour gagner le centre du parc, le secteur de la Pimbina. L’asphalte disparaît au profit d’une piste caillouteuse et poussiéreuse, la route passant à proximité de nombreux lacs (il y en a 400 en tout). Nous projetions de faire une nouvelle balade dans le secteur mais il est déjà relativement tard et nous avons trois heures de route pour gagner Trois Rivières, notre prochaine étape.

Chute aux rats.



 On décide donc d’aller jeter un coup d’œil à la chute Aux rats haute de 17 m, spectaculaire elle aussi car elle déboule sur un chaos de roches. Patrick part voir un lac qui se trouve un peu plus bas, pendant que nous faisons une pause, au milieu hélas de véritables nuages de bestioles pas sympathiques. Vers 17 heures, nous reprenons la voiture pour gagner Trois Rivières sur les bords du Saint-Laurent. Nous traversons une grande plaine céréalière où les fermes se dressent de loin en loin toutes plus pimpantes et mignonnettes les unes que les autres. Encore une fois, nous sommes frappés par la grandeur des paysages, espaces gigantesques très peu urbanisés, qui donnent l’image de terres encore à conquérir.
Arrivés à destination, nous trouvons notre hôtel pour les deux prochaines nuits, un Days Inn vieillot et absolument sans charme. La chambre, vraie congélateur, est dotée d’une clim certes efficace mais monstrueusement bruyante. Nous partons tous les deux en quête de nourriture pendant que les enfants sont restés au nid, avec pour consigne de se doucher et faire leur petite lessive perso. Nous rapportons de chez Tim Horton des sandwiches poulet salade, des wraps et des yaourts (excellents) qui offrent une alternative plus goûteuse et moins calorique au sempiternel MacDo qu’on trouve ici aussi à profusion. En sortant nous trouvons un Maxi où nous pouvons nous ravitailler pour le lendemain. On note qu’il est ouvert de 8 heures à 22 heures, du lundi… au dimanche. C’est bon à savoir pour la suite.
Rentrés au nid, les oisillons réclament la becquée. Nous dînons en regardant Bruce Willis sauver encore une fois le monde à la télé. De mon côté, les piqures de moustiques qui constellent mon visage me donnent un air de ressemblance frappante avec Elephant man ou Coluche dans Banzaï… 

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