mercredi 22 juillet 2015

Les merveilles de la côte


Rialto Beach.
Le ciel est une nouvelle fois bouché ce matin et il fait un peu plus frais que la veille.
Nous poursuivons notre découverte de la péninsule Olympique en direction de l’ouest où se trouve Lake Crescent. Depuis la Storm King ranger station, un sentier part à l’assaut de la Marymere fall, une belle cascade au cœur des bois. La forêt est peuplée de pins Douglas, de cèdres rouges et d'hemlocks (pas de traduction). 



Pour allonger la balade, au retour, nous empruntons plusieurs autres sentiers dont un fournit de nombreuses explications sur l’écosystème. Dans cette portion du Olympic national park, très accessible et donc plus fréquentée, nous ne voyons pas d’animaux. Dommage, car des pumas, des ours, des cerfs, des élans peuplent ces forêts et ces montagnes. Le long du lac, des bungalows et un magnifique lodge accueillent les vacanciers. L’un d’eux met à l’eau un magnifique canoë en bois verni, magnifique ! Le canotage et pêche doivent être la principale activité de ce lieu si paisible.





Vers 11 heures, nous voilà repartis en direction de la côte ouest, Après Forks, nous nous enfonçons dans une nouvelle forêt profonde et dense qui nous mène jusqu’à l’estuaire de la Sol Duc River, à Rialto Beach. A peine arrivés sur la plage nous en prenons plein les mirettes. Le paysage est à couper le souffle : le rivage s’étire sur plusieurs centaines de mètres, la plage de galets blancs est jonchée par une impressionnante quantité de bois flotté, d’énormes troncs d’arbres blanchis par les embruns et pour ponctuer ce panorama, à quelques encablures du rivage d’énormes pans de montagne, détachés par l’érosion, émergent des flots, surmontés chacun d’un petit bouquet d’arbres.
















Nous piqueniquons dans ce cadre enchanteur avant d’aller de l’autre côté de l’estuaire, voir La Push, un village de pêcheurs en territoire indien, où émerge James Island, le plus grand des rochers au large. 


Nous nous attardons un moment sur la jetée. De gros camping cars de touristes sont stationnés en bord de mer, tandis qu’à l’arrière, les maisons du village ne donnent pas l’impression d’une grande prospérité.



Au retour, nous faisons une halte à Forks pour vérifier la pression de nos pneus. Un voyant s’est allumé sur le tableau de bord de la Santa Fé depuis le départ ce matin et il faut tout de même que nous réglions ce problème. Au final, juste un pneu légèrement sous gonflé. Nous repartons en direction du sud par la 101 que nous quittons un peu plus loin pour nous enfoncer profondément dans la vallée de la Hoh River. 

Depuis le visitor center, nous empruntons le Spruce nature trail, une balade qui nous permet d’admirer la rain forest de plus près, la forêt tempérée humide. Les arbres sont couverts de green draperies, des pans de mousse, les fougères recouvrent le sol et prennent possession des moindres souches. C’est très beau et très impressionnant. Pas d’animaux non plus sur ce trail assez fréquenté.








Retour sur la 101 qui nous ramène à la côte. Nouvelle pause, à Ruby beach, cette fois, même panorama qu’à Rialto. Des troncs d’arbres flottés, des rochers émergeants, le tout dans la brume de fin d’après-midi. C’est tout aussi magique. Nous nous attardons longuement, pris par la beauté des lieux.







Après Queets, la 101 s’enfonce à nouveau dans les terres pour rejoindre le Lake Quinault où nous allons passer la nuit. Nous avons réservé au Rain Forest Resort Village, sur la rive sud du lac. Un motel, un peu vieillot lui aussi dont la déco doit dater des années 70, un peu rustique, mais le tout ne manque pas de charme. Surtout c’est hyper calme !!!

Ce soir nous dînons au restaurant, le Salmon house. Des plats roboratifs mais excellents et des desserts gargantuesques. C’est heureux, nous n’avons que la route à traverser pour rejoindre notre lit.

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