dimanche 19 juillet 2015

De fil en aiguille

La Space Needle, l'emblème de Seattle.


Réveil aux aurores ce matin, pour tous le monde, même si pour certains la nuit a été courte (Patrick s’est réveillé à 2 heures). L’ascension de la Space Needle de Seattle est au programme de la matinée. Pour cela nous sommes debout peu après 6 heures, pour prendre le petit déjeuner à l’hôtel. Malgré l'heure matinale, nous ne sommes pas les seuls à déguster les gaufres du buffet.


Pour gagner le centre ville depuis le Days Inn qui se situe un peu après l’aéroport sur International Bd, le plus simple est de prendre le Link Light rail, un tram-train qui relie l’aéroport justement et Westlake, au cœur de Seattle. Depuis l’hôtel, la station se trouve à 1,5 km puis le trajet prend une grosse demi-heure. Nous débouchons à Westlake vers 8heures et quart. Nous sommes au cœur du quartier financier, au pied de grands immeubles modernes. 







Les avenues sont larges et vides à cette heure-ci. Nous gagnons rapidement par la 4e avenue la base de la Space Needle, cette tour de 185 m héritée de l’exposition universelle de 1962. Même nos efforts, nous avons raté le coche pour profiter du tarif avantageux offert sur les créneaux 8h-9h45 et 18h-23h. Pas de bol. Nous décidons de réserver notre ascension pour le soir même à 18h. Du coup, notre programme est un peu chamboulé.








Dans le parc de Capitol Hill.
Nous prenons la direction de Capitol Hill et Volonteer Park, qui se trouve plus à l’est. Une belle trotte, sous le soleil implacable déjà très chaud en ce début de journée. Arrivés à destination, nous sommes un peu déçus. Le parc est assez petit, et ses attraits principaux résident dans le musée d’art asiatique perché au sommet de la colline, un arboretum et des serres, un peu plus loin. Nous n'en avons visité aucun.




Nous repartons dans l’autre sens en passant par Broadway, une artère un  peu plus animée après Capitol Hill. Nous traversons de jolis quartiers résidentiels. 
Nous faisons nos emplettes au QFC, un supermarché où le vieux serveur, qui prépare nos salades, engage la conservation. Il nous affirme que nous avons eu deux jours de temps exceptionnel pour Seattle. ll se souvient avoir connu par le passé, avant le « global warming », une période d’une quinzaine de jours de chaleur comme celle-ci qui l’avait poussé lui et ses copains à prendre la route pour aller trouver un peu de fraîcheur du côté de Los Angeles !
Nous allons déguster nos plats dans un petit parc qui longe Broadway, l’endroit est sympathique, sauf qu’il est squatté par des sans-abris et une faune un peu bizarre. 
Notre déjeuner avalé, nous poursuivons notre route en croisant un petit marché bio au bas de Broadway. Les prix sont exorbitants. Nous plaignons sincèrement ces citadins pour lesquels manger sain doit coûter une fortune.



A travers le quartier de Capitol Hill, en regagnant le front de mer, nous croisons quelques originaux. Des laveurs de vitre qui au dessus de leur véhicule ont installé une machine à bulle qui laisse échapper des bulles de savon  dans son sillage, un City dog club, dont la vocation est d’éduquer les chiens aux contraintes de la vie urbaine, pose de crotte et pipi contre les bornes à incendie compris ! Le quartier, où vit une importante communauté LGBT, affiche aussi clairement ses couleurs avec des passages piétons arc-en-ciel.




Nous voici enfin au bord du Pacifique, au musée des sculptures en plein air. Une belle balade qui se prolonge tout le long du bord de mer. Outre les œuvres d’art exposées dont certaines sont très originales, le panorama sur la baie est magnifique en cette fin d’après midi ensoleillée. Nous cherchons désespérément l’ombre et la fraîcheur. 






L’heure de notre rendez-vous pour la Space Needle approchant, nous décidons de remonter vers le centre (la ville de Seattle descend vers la mer en terrasses, assurant au promeneur quelques raidillons à franchir).









Autour de Seattle Center, règne une grande animation : des stands ont été montés, des scènes ont été dressées et dans cette atmosphère de kermesse, les gens écoutent de la musique, mangent, se relaxent, se rafraîchissent aussi à la monumentale fontaine demi sphérique qui crache ses jets d’eau sur la foule.
Nous déambulons ainsi, profitant de l’animation, puis en regagnant la Needle, nous faisons un détour par l’Experience Music Projet, le musée dédié à l’histoire du rock’n roll et dont l’architecture, inclassable, est signée Franck Gehry.







Nous passons nos dernières minutes avant la montée au sommet de la tour dans la boutique, au pied de la Needle. C’est enfin le moment. En quelques secondes nous sommes propulsés là-haut le temps pour le liftier de débiter à toute vitesse son boniment. Au sommet, beaucoup de monde, le compteur de visite, doté d’une interface amusante, permet de laisser une trace de son passage. La vue est bien sûr magnifique et malgré la hauteur, il fait très chaud sur la plateforme extérieure.







Un moment plus tard nous sommes de retour sur le plancher des vaches. Éreintés, nous ne pensons plus qu’à rentrer, Nous galopons jusqu’à Westlake center, peinons un peu pour retrouver la station du Link Light rail, pas très bien indiquée, puis Seatac et la longue marche vers l’hôtel.

Nous dînons une nouvelle fois dans la chambre avec des plats achetés au LL Hawaiian Barbecue du coin. Pas mauvais du tout. Une fois repu, personne ne demande son reste : tout le monde au lit. Ces vacances commencent très fort.

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