lundi 5 juillet 2010

En route pour le Yosemite


La Merced river au fond de la vallée du Yosemite.
Après une bonne nuit et un petit déjeuner frugal pris dans la chambre ponctué de nombreux aller-retour jusqu’au lobby minuscule où tout se trouve, on file faire les courses dans l’unique grande surface de Mammoth Lakes qui finalement manque à peu près de tout (aucun produit frais). 
Nous décidons donc d’entamer la montée vers l’entrée est du Parc National du Yosemite, et son passage mythique : le Tioga Pass (col à plus de 2000m d’altitude). A Lee Vining, village au pied du col, on trouve enfin ce qu’il nous manquait, dans une échoppe qui paie pas de mine et tenue par un latino à la peau tannée. 





La Tioga Road qui traverse tout le parc est magnifique, entre prairies, forêts de pins, chaos de roches grises. 





Elle passe par des points de vue magnifiques, notamment sur le Half Dome, le long d’énormes dômes rocheux aussi lisses et luisants que le crâne du regretté Yul Brynner. 





Elle finit par redescendre des hauts plateaux pour entrer enfin dans la vallée et le cœur du parc qui se termine en cul de sac (taille XXL tout de même). 



Le monde s’est fait beaucoup plus dense (beaucoup d’Américains prennent quelques uns de leurs rares jours de congés à l’occasion de la fête nationale), la chaleur plus étouffante et sonne l’heure de notre première visite programmée de la journée à la Bridalveil Fall (189 m), la cascade du voile de la mariée, où il y a foule. 





Quelques photos après une marche d’approche de moins de 1 mile et on reprend la voiture pour aller déjeuner au bord de la Merced River, quelques kilomètres plus loin, au pied du fameux El Capitan. 



Nous nous faisons littéralement dévorer par les moustiques. On ne s’attarde donc pas pour gagner le cœur de la vallée. Notre mission première : réserver quatre places pour le premier bus du lendemain qui monte à Glacier Point, avec pour objectif un trail de 14 km, tout en descente (ou presque), à travers le parc et l’occasion de croiser quelques cascades. Pari gagné moyennant tout de même la modique somme de 100$ pour la famille pour 60 km de bus. Les Américains ne se mouchent pas du coude dés lors que l’on parle service. Mais bon, cela nous évite de prendre la voiture puisque la descente nous ramène à notre point de départ du matin. Notre objectif suivant consiste à identifier notre couchage du soir, très stratégique ici, puisque le parc est réputé pour ses ours qui chassent le touriste ou plutôt la nourriture qu’il trimbale. Il vaut donc mieux assurer ses arrières et se faire confirmer la réservation faite depuis la France. On vise donc le Curry Village où nous allons passer la nuit. Après nous être trompés une première fois, nous trouvons enfin la réception de notre campement. Il s’agit d’une « cabin », une cabane en bois, ambiance trappeur, fortement défraîchie mais cependant confortable, avec les commodités juste à côté, du type camping 2 étoiles à bungalows équipé de latrines, douches et lavabos communs. 




Détail qui tue et qui a jeté un froid, tous ces lieux ferment avec des portes du type blindé, pour résister au prédateur local. Le parc étant le soir venu, le lieu de vie des ours bruns, il faut prendre la précaution de vider la voiture et de placer toute la nourriture, et par extension tout ce qui sent, dans la cabine ou les coffres métalliques placés à l’extérieur des tentes. Par forcément très rassurant d’autant que sur les vidéos qui passent en boucle dans le lobby du « Curry Village », les ours d’ici n’ont pas l’air commode lorsqu’ils ont faim. Plusieurs doivent être abattus chaque année car rendus agressifs par l’odeur de la nourriture. Quelques autres font aussi les frais de conducteurs qui ne respectent pas les limitations de vitesse pourtant très stricte dans le parc. Nous retournons ensuite au Visitor Center, histoire d’acheter la carte détaillée pour la randonnée du lendemain et de rassurer ceux qui en avaient besoin (pas de délation). 



Juste à côté du VC (Visitor Center) se trouve la Lower Yosemite Fall, autre mission de la journée : vingt minutes de marche sans difficulté, plein de monde, quelques photos souvenir et des projets pour la prochaine fois (on peut faire un trail qui nous amènerait quelques 500 m plus haut au niveau de la upper fall, loin du peuple). On en profite pour repérer le Yosemite Lodge d’où partira le bus demain. Enfin, retour par la navette gratuite (shuttle) jusqu’au campement. Dix neuf heures, il est temps d’aller se restaurer. On opte pour le dining de Curry Village (de toute façon on n’a pas trop le choix), une impressionnante salle toute en bois, avec une immense cheminée de pierre. Une grande cafet où l’on mange à volonté des choses parfois curieuses ! 



Repus et finalement très recommandable, nous allons nous détendre quelques minutes au lounge rempli de quiétude, situé à proximité, (ambiance Out of Africa, il ne manque plus que la douce voix de Meryl Streep pour nous commenter les lieux), et au moment d’aller nous coucher en prévision de la rude journée du lendemain, nous croisons une biche, l’animal semble intégrée au site et n’est pas effarouchée par ceux qui y logent. La nuit tombe et on fait fissa pour rejoindre notre dortoir sécurisé. 



Après un ultime contrôle des fenêtres et de la porte d’entrée, il est temps de dormir en prévision de la course du lendemain. La nuit se fera finalement sans la visite des ours, mais les sorties nocturnes et matinales ont été agrémentées de quelques frayeurs (féminines) dues aux chauves-souris qui nichent dans le bois et la crainte de voir à tout moment surgir un plantigrade poilu.

dimanche 4 juillet 2010

Du chaud au froid

Death Valley, l’immensité.
Le décalage horaire se fait encore sentir, certains se réveilleront encore à 2 heures du matin. A 5 heures et quart, Patrick se lève en douce pour aller à Zabriskie Point et faire la traditionnelle photo du lever de soleil. Finalement il convainc Agnès de le suivre. Au fameux point Zabriskie, nous ne sommes pas seuls, une vingtaine de fous est déjà sur place, à mitrailler le panorama éblouissant qui s’ouvre devant nous. 





On ne regrette pas d’être tombé du lit ! On mitraille à notre tour. Le jour se lève, il est prêt de 6h30 et le thermomètre affiche déjà dans les 95°F soit prêt de 35°C. De retour à la chambre, on se prépare pour le petit déjeuner. Direction le grocery du ranch où on achète à prix d’or 4 yaourts (1,5$ pièce), du jus de fruit (100% sucre) et des muffins. Au passage, on croise un oiseau d’une trentaine de cm, haut sur patte et plutôt curieux, on apprendra plus tard que c’est un de ces fameux road runners (Bip-Bip). On ne l’a même pas photographié ! On décolle, en direction du nord de la vallée, vers Stovepipe Wells, sans oublier le détour obligé au Visitor Center pour récupérer l’annual pass. Le paysage traversé est toujours grandiose, on croise des dunes comme au Sahara. 



Avec du reste la même température. Notre but de balade est le Mosaic Canyon qu’on atteint après 45 minutes de route. 






Le dit canyon est un étroit goulet aux parois de marbre (4,5 km A/R). On s’y engouffre sur ½ mile en rasant les murs pour chercher l’ombre. Il finit par déboucher sur une veine plus large et nous en resterons là. 





De retour à la voiture et après avoir bu 2 litres d’eau on file vers la sortie du parc. La route est exceptionnellement droite, nous passons plusieurs cols où la température descend alors en flèche (28°C tout de même), traversons d’autres immenses étendues vierges. 



En quittant la Death Valley, le paysage verdit au fur et à mesure que l’on progresse. On longe sur notre droite la chaîne de la Sierra Nevada, le mont Whitney (presque 15000 feet, 4421m) et les premières neiges éternelles. 




Quel contraste avec ce que nous venons de traverser. L’heure de la pause déjeuner ayant sonné, on décide de stopper à Lone Pine, petit village dans la vallée, dans un parc public à l’ombre d’un séquoia, sur une pelouse traversée par un cours d’eau. Enfin un peu de fraicheur. Au coin du parc, un vendeur ambulant de feux d’artifice fait recette : nous sommes le 4 juillet (fête nationale aux US) et les gens se pressent pour acheter des pétards. Le long de la route d'ailleurs, tous les villages sont ornés de dizaines de bannières étoilées.

On fait notre premier plein d’essence avant d’attaquer la montée à Mammoth Lakes (plus on avance vers le nord, plus son prix augmente !). On y met 16 gallons tout de même à 2,97$. La consommation est finalement raisonnable pour un 3,5 l de cylindrée (env 10l/100km). La fraîcheur de Mammoth Lakes nous accueille vers 16h00. C’est une jolie station de ski, parait-il très fréquentée par les habitants de Los Angeles, qui doivent venir en avion vu le nombre de coucous aperçus à l’aérodrome local. Le cadre est superbe, il fait bon et l’odeur des pins flotte dans l’air. L’organisme pourra se ressourcer d’autant que l’hôtel Austria Hof Lodge (qui se veut de charme autrichien avec un jacuzzi extérieur, au bout du couloir) pousse au farniente. Il est finalement très calme et très cosy, au pied des pistes, sans neige, notre pied à terre de ce soir. 



Après une douche rafraichissante, on embraye par la visite de la station et de l’outlet local, un magasin d’usine Polo Ralph Lauren, où l’on craque pour des prix très abordables sur quelques T-shirts. Il est 19 heures et la température fléchit. Les garçons nous rappellent qu’il est l’heure de se restaurer. Nous avons repéré un resto, mais nous ne sommes pas les seuls. Conclusion, on nous annonce à l’entrée 45 mn d’attente. C’est trop long pour nos estomacs et décidons de nous rabattre sur le premier Burger trouvé où, comme la veille, les grands optent pour une (énorme) salade et les enfants pour des burgers frites le tout taille XXL. 

Avant de retourner à l’hôtel, on décide d’improviser une balade dans la ville, très chic, genre le vieux village de Val d’Isère. Le style montagne est préservé aussi, nous déambulons dans des résidences de pierres et de bois traversées par des cours d’eau, splendide et reposant : occasion de sortir pour la première nos polaires. Quel choc, le matin au moins 45°C à l’ombre, le soir à peine plus de 10°C. Les animations du 4 juillet se résument à un concert de country … sur grand écran et des braséros pour se réchauffer et siroter une petite mousse finalement, … petit bras ces ricains. La fraîcheur et la fatigue auront raison de nous, on ne fait pas long feu (d’artifice), direction donc la couette de l’hôtel en espérant rattraper le déficit de sommeil dû au décalage horaire.



samedi 3 juillet 2010

Plongée dans la vallée de la mort

Death Valley au lever du soleil, depuis Zabriskie Point.
La nuit a été courte pour certains (décalage horaire oblige) et tout le monde émerge vers 6h30. Le soleil se lève sur Sin City (sin = péché) et derrière les vitres (pas très propres) de la chambre impossible de savoir s’il fait déjà chaud. Il est un peu tôt pour aller faire les courses qui nous attendent alors on musarde dans la chambre. Entre les matchs de la coupe du monde de foot et les rediffs de dessins animés, on occupe le temps. Enfin on prend la direction du lobby pour un check out ultra rapide, on récupère la voiture pour rejoindre le Wall-Mart le plus proche, sur Tropicana Avenue, localisé à l’avance sur google maps. C’est là qu’on achète notre glacière électrique (qui nous rendra d’inestimables services) et de quoi manger pour les deux midis qui suivent. On en profite pour faire le plein d’eau (plusieurs gallons d’eau minérale : 1gallon = 3,8l). Il est temps de prendre notre premier petit déjeuner. Le MacDo du coin, avec ses hot cakes (un truc entre la crêpe et la gaufre), fera très bien l’affaire. Puis, nous prenons la direction de Death Valley (Vallée de la Mort), notre premier parc national. Le Tomtom indique 3h35 de route pour rejoindre notre prochain lieu de villégiature : Furnace Creek Ranch.
En chemin, à Parhum, arrêt dans un Target pour acheter le Rand McNally Road Atlas (guide Michelin américain, à l’échelle délirante de 1 inch pour env 20 ou 25 miles suivant la carte des Etats) suivant les conseils d’internautes qui s’avérera très complémentaire au GPS, pour une vision macro des trajets. L’entrée du magasin est ornée d’un drapeau étoilé et surtout d’une impressionnante série de portraits de soldats morts au front, en Irak …

La route pour la Vallée de la mort s’étire sur des kilomètres de ligne droite. Pourtant la distance semble assez courte malgré la limitation de vitesse qui nous contraint à rouler à 65 MPH (env 100km/h) et souvent moins. Le paysage désertique, qui longe une ligne de montagne au début, est de toute beauté. La route peu à peu s’élève, comme la température. 



Enfin nous passons le panneau qui indique l’entrée de Death Valley. Arrêt pour la traditionnelle photo et immortaliser l’instant. On ne s’attarde pas dehors, il fait tellement bon dans le Dodge climatisé. Les paysages qui nous entourent, avec leurs couleurs variées, sont splendides, le relief tourmenté ajoute à la magie du moment. On a décidé de rejoindre directement notre camp de base, pour y déjeuner au frais, dans la chambre. 




C’est vers 13 heures que nous arrivons à Furnace Creek Ranch, ancien camp minier (extraction du borax, minerai qui entre dans la fabrication de divers produits) superbement transformé en site touristique. 




Après le repas et une petite sieste réparatrice, direction la piscine (20m x 15m !), un délice, dans cette fournaise (on atteint à l’ombre les 114°F soit dans les 46-47° C). Ce complexe, au milieu du désert le plus aride qui soit, compte également un golf et quelques allées de palmiers… Ils sont incroyables ces Américains pour faire sortir de terre en milieu totalement hostile et par des températures extrêmes des oasis préfabriquées.





Notre plan de séjour (et de visite) est conditionné par certains éléments externes. Les températures élevées rencontrées en font partie. C’est donc en 2e partie d’après midi, reposés et relativement rafraîchis par la piscine, que les visites vont débutées. Il fait encore très chaud, certainement plus de 40° à l’ombre lorsque nous décidons de mettre le contact. Direction le Visitor Center pour s’enquérir auprès des Rangers, du précieux sésame à 80$ permettant l’accès pour l’année à tous les parcs nationaux américains, à présenter sur demande (America the beautiful annual pass). Hélas, il est 17 heures et le bureau vient de fermer. Ce sera donc pour demain, sur le chemin du départ. Direction donc Bad Water au sud, à environ 25 km de Furnace Creek. C’est le point le plus bas de l’Amérique du nord, 86 mètres sous le niveau de la mer. Clic-clac pour la photo et on s’en va tant il fait encore chaud. L’endroit est tout blanc de sel qui avec le soleil rajoute un peu plus à l’inhospitalité des lieux, mais bon, c’est à voir. En rebroussant chemin, passage par « Artist Drive », piste à faire en voiture (ouf !), d’une quinzaine de km, qui depuis a été goudronnée. Clic-clac un peu partout tant les montagnes sont belles avec leur gamme chromatique délirante, un grand moment. Un peu plus loin encore, c’est Golden Canyon (3,2km A/R). 








Une marche permet de pénétrer très profondément dans le canyon doré. Plus loin, (trop loin, Camille, Vincent et Agnès n’iront pas au bout, tant la chaleur est éprouvante), le chemin débouche au pied de la Red Cathedral une masse de roches rouges au coucher du soleil. Seul Patrick courageux a pu immortaliser l’endroit. Mais, il revient éprouvé par la chaleur et notre stock d’eau fraiche a fondu comme neige au soleil. 



20h00 viennent de sonner et il est trop tard pour aller jusqu’à Zabriskie Point pour voir le sunset, on fera donc le sunrise, qui est aussi recommandé dans les guides. Finalement, seuls les visites de Natural Bridge et de Devil’s golf course ont été court-circuités, mais sans regret compte tenu de la chaleur. D’un avis commun, on décide donc de tracer directement vers l’hôtel puis au restaurant, poussés par les jeunes affamés et déshydratés, le Forty Niner où Patrick et Agnès prendront une salade Ceasar histoire de manger un peu de verdure, pendant que les enfants engouffrent d’énormes BBQ burgers. Le personnel est super attentionné, l’une des serveuses est préposée au remplissage des verres d’eau glacée, qui descendent inversement proportionnel à la température.



Très sympa ce resto attenant à l’hôtel, à recommander. On réintègre finalement notre chambre, le ventre plein et émerveillé par notre première journée de désert. Le sable remplit vite nos yeux et nous sombrons en moins de deux dans nos lits king size et dans un air rendu frais par la clim qui tourne à fond. Rideau.




vendredi 2 juillet 2010

Envol pour Las Vegas

CA Y EST, le jour tant attendu est arrivé.
Nous voilà partis à l’aéroport, tous les quatre entassés dans la Ford Fiesta, des valises plein le coffre, avec au moins 3 heures d’avance sur l’horaire, histoire de ne pas stresser si un coup dur nous arrivait sur le trajet (crevaison, embouteillage, réveil impromptu du volcan islandais, on ne sait jamais !).

Hilton, 22e étage : vue sur la
Stratosphere Tower.
L’enregistrement des bagages est une simple formalité, il est vrai que l’on s’est enregistré en ligne, la veille et nous avons déjà nos cartes d’embarquement. Contrôles de police passés, on embarque après une courte attente.

C’est dans l’avion finalement que nous allons connaître nos premiers désagréments. Les vents forts qui soufflent sur Heathrow retardent notre départ et c’est donc avec une heure de retard que nous décollerons de Toulouse dans un A319. Pas de problème, notre correspondance pour Las Vegas nous laisse une marge substantielle (3 heures). 

Arrivés à Londres, une nouvelle attente commence, notre vol est prévu pour 16h10. Le terminal 5 où nous nous trouvons, est immense. Ce n’est pas la collation prise dans l’avion qui a rempli nos estomacs. Un complément s’avère donc nécessaire et c’est tout naturellement que nous nous dirigeons vers une enseigne à la consonance bien française (chez Prêt à manger) pour engloutir sur le pouce quelques sandwichs (£23 tout de même !). Enfin, nous sommes invités à embarquer dans un Boeing 777. Après une heure d’attente sur le tarmac notre avion, chauffé à blanc (clim inopérante), décolle enfin sans plus d’explication.


10h15 : c’est la durée prévue de notre vol, et même si British Airways nous soigne à bord, c’est quand même très très long. De l’autre côté des hublots, alors que nous volons vers l’ouest, le jour ne semble jamais finir. Nous débarquons à 19h15 heures locales. Au passage le peu que nous avons aperçu de Las Vegas lors de l’atterrissage est magnifique : une ville surgie du désert, entourée de montagnes pelées. Magique.

Les formalités d’entrée sur le territoire américain ont été simplifiées grâce à l’ESTA (formulaire que l’on remplit aujourd’hui en ligne). Tout se passe super bien jusqu’au moment où l’officier invite Patrick à le suivre dans un petit bureau… pour vérifications mais on ne saura pas de quoi. Petite angoisse passagère ! Il eut été trop bête de se faire refouler sitôt arrivé. 

Après récupération des bagages (ouf, ils sont tous là), on sort du terminal 2 de MacCarran Airport ; à l’extérieur la très forte chaleur qui règne nous laisse imaginer ce que nous allons endurer par la suite. 

Le soir commence enfin à tomber. Direction le car rental pour récupérer, moyennant une surcharge de 420 $ un SUV king size. La caissière, qui enregistre notre prise en charge du véhicule, parle quelques mots de français et nous souhaite bonne chance (de l’humour ?). 

Après un premier tour de quartier dans un imposant 4x4 de marque Kia à la boîte de vitesses automatique récalcitrante, on revient dare dare au car rental, pour prendre finalement un modèle plus standard mais tout aussi imposant : un Dodge Journey. 

Enfin, direction le centre ville pour trouver l’hôtel Hilton, notre hébergement pour la nuit (on aurait pu choisir pire). 

Nouvelle angoisse, il fait nuit et le Strip (Las Vegas Boulevard, l'artère principale où sont concentrés les hôtels casinos) est bondé. On finit enfin par arriver, vers près de 22 heures. L’hôtel casino est bruyant et le choc est rude pour les quatre voyageurs éreintés que nous sommes (malgré l’heure, ça grouille de monde, comme dans une fourmilière, autour des machines à sous, la musique est assourdissante, et les néons sont partout). 

Check in rapide à la réception de l’hôtel, enfin la chambre (au 22e étage) : une vraie glacière. Puis rideau, ivres de fatigue après cette journée de plus de 30h. Nous n’avons même plus faim, sauf Vincent qui s’enfile des M&Ms achetés dans le couloir de l’hôtel. Fin du premier épisode.



samedi 21 février 2009

Déjà l'heure du retour


Nouvelle nuit hachée : un type est allé chercher des glaçons à 4 heures du mat et ça a réveillé tout le monde. Non mais j'vous'jure !

On se rendort jusqu’à 7 heures. S’en suit après le petit-déj une longue séance d’emballage : il faut caser dans nos valises tout ce qu’on a acheté la veille à Sawgrass Mills et ce n’est pas rien ! 



Ceci fait, on file vers downtown pour une dernière balade dans Miami. En ce samedi matin, on tombe sur une expo en pleine rue de vieilles voitures : de vieux pick-up Ford, des Mustangs, et autres cabriolets rutilants. Dernier petit plaisir, on pique-nique au soleil à Bayside Marketplace, face à la mer.



Il va être l’heure de regagner l’aéroport mais avant ça il faut retrouver le car rental et rendre notre magnifique Mercury Grand Marquis. Heureusement que nous avons notre TomTom car pour compliquer les choses, la route qui y mène est barrée par des travaux ce qui nous oblige à faire un savant détour. Une fois à bon port, la restitution du véhicule est une formalité. La navette nous ramène ensuite à l’aérogare en quelques minutes.

Notre vol sur Iberia se déroulera sans histoire. Arrivés à Madrid, nous aurons plusieurs heures d’attente avant de rentrer enfin sur Toulouse. De quoi faire un petit somme réparateur après une courte nuit en vol et de rêver à ce que nous pourrions faire lors d’un nouveau voyage en Floride : Orlando, Cap Canaveral, St-Augustine, et passer plus de temps dans les Keys...

Et il parait que les voyages forment la jeunesse...