lundi 28 juillet 2014

Au royaume du Swaziland

Notre rondavel à Maguga Lodge.
 Camille va fêter ses vingt ans au Swaziland ! Dans ce voyage, c’est en effet l’étape de transition entre Hluhluwe et le Kruger. Nous faisons escale pour une nuit au royaume du Swaziland. La frontière est à un peu plus d’une centaine de kilomètres de Zulu Nyala. Les formalités de sortie et d’entrée sont fastidieuses, un brin ridicules,  mais bon, il faut faire avec. La procédure prend une bonne demi-heure avant d’avoir le droit de pénétrer sur les terres du roi (au passage nous devons nous acquitter d'un droit de 50 rands). 

Le paysage ne change guère au début, même plaine agraire, plantée pour l’essentiel de cannes à sucre, nous verrons d’ailleurs de très grosses raffineries au fil du parcours. Ce qui frappe c’est la pauvreté des maisons au bord de la route, encore un cran au-dessous de l’Afrique du Sud, ce qui n’est déjà pas peu dire. Nous nous arrêtons pour faire des courses et acheter sur un marché de plein vent des oranges qui se révéleront toutes sèches ! Dans ces petites supérettes, un coin "traiteur" où l'on peut acheter des plats préparés chauds, vendus au poids en barquette, à priori très prisés des autochtones. On les a essayé à plusieurs reprises. Ce n'est pas cher, roboratif, ce qui convient pour un pique-nique de fortune !


La route est longue jusqu’au Maguga Lodge où nous devons dormir cette nuit. Le paysage devient de plus en plus montagneux au fur et à mesure de notre progression. Une chose frappe la vue, c’est le nombre d’écoles, il y en a partout au bord des routes, c’est magnifique de voir tous ces enfants scolarisés et portant l’uniforme, dans un milieu si pauvre. Il ne semble pas que nous en ayons vu autant en AdS. En revanche, nous n'avons pas la même notion de la sécurité routière : les enfants rentrent chez eux en bande, et longent pour cela la quatre voies sans aucune protection, traversent au petit bonheur…

Après Manzini, une ville très vivante, nous passons sans la voir, Mbabane, la capitale, avant de monter vers le nord et la réserve de Malolotja, puis de tirer vers l’est vers Maguga Dam. Sur cette dernière portion de route, nous nous arrêtons près d’échoppes d’artisans. Il fait 15° et les malheureux taillent dans la pierre, sous le vent ou à l’abri de leurs cabanes faites de pierres, de branchages et d’argile, des petites statuettes destinées aux touristes, hélas peu nombreux aujourd’hui. Difficile de faire un choix, forcément cruel. Nous ramenons à la voiture six pièces achetées à différents artisans, manière de répartir les gains !

Entrée de Maguga Lodge.
Vers 15h30, nous parvenons enfin au lodge, situé juste au dessus du barrage. Pour occuper la fin d’après midi, nous partons faire une petite balade jusqu’au barrage. Une rando de deux heures pourrait nous mener à une chute d’eau, mais renseignement pris, elle ne se fait que sous la conduite d’un guide. Nous baguenaudons un temps au bord du lac avant de remonter vers la route et le barrage. Là nous comprenons pourquoi être accompagné est vivement conseillé : des panneaux signalent la présence de crocodiles dans les parages…


Le jour décline rapidement, il fait presque nuit lorsque nous rentrons. A 19h, nous allons dîner au lodge. Nous sommes seuls, avec un couple de touristes, à partager la grande salle de restaurant. Patrick se laisse tenter par le plat renommé du coin, une queue de bœuf en ragoût, Agnès par un plat d'épinards locaux... à la saveur indéfinissable, immangeable en fait, au goût de "poussière sous le tapis". Les enfants ont senti le piège et se sont rabattus sur de plats plus conventionnels.
Nous allons nous coucher tôt. Demain en effet, nous voulons partir tôt pour profiter au maximum du Kruger.

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