| Notre rondavel à Maguga Lodge. |
Le paysage ne change guère
au début, même plaine agraire, plantée pour l’essentiel de cannes à sucre, nous
verrons d’ailleurs de très grosses raffineries au fil du parcours. Ce qui
frappe c’est la pauvreté des maisons au bord de la route, encore un cran au-dessous
de l’Afrique du Sud, ce qui n’est déjà pas peu dire. Nous nous arrêtons pour
faire des courses et acheter sur un marché de plein vent des oranges qui se
révéleront toutes sèches ! Dans ces petites supérettes, un coin "traiteur" où l'on peut acheter des plats préparés chauds, vendus au poids en barquette, à priori très prisés des autochtones. On les a essayé à plusieurs reprises. Ce n'est pas cher, roboratif, ce qui convient pour un pique-nique de fortune !
La route est longue jusqu’au Maguga Lodge où nous devons dormir cette nuit. Le paysage devient de plus en plus montagneux au fur et à mesure de notre progression. Une chose frappe la vue, c’est le nombre d’écoles, il y en a partout au bord des routes, c’est magnifique de voir tous ces enfants scolarisés et portant l’uniforme, dans un milieu si pauvre. Il ne semble pas que nous en ayons vu autant en AdS. En revanche, nous n'avons pas la même notion de la sécurité routière : les enfants rentrent chez eux en bande, et longent pour cela la quatre voies sans aucune protection, traversent au petit bonheur…
Après Manzini, une ville très vivante, nous passons sans la voir, Mbabane, la
capitale, avant de monter vers le nord et la réserve de Malolotja, puis de
tirer vers l’est vers Maguga Dam. Sur cette dernière portion de route, nous
nous arrêtons près d’échoppes d’artisans. Il fait 15° et les malheureux
taillent dans la pierre, sous le vent ou à l’abri de leurs cabanes faites de
pierres, de branchages et d’argile, des petites statuettes destinées aux
touristes, hélas peu nombreux aujourd’hui. Difficile de faire un choix,
forcément cruel. Nous ramenons à la voiture six pièces achetées à différents
artisans, manière de répartir les gains !
| Entrée de Maguga Lodge. |
Le jour décline rapidement, il fait presque nuit lorsque nous rentrons. A 19h, nous allons dîner au lodge. Nous sommes seuls, avec un couple de touristes, à partager la grande salle de restaurant. Patrick se laisse tenter par le plat renommé du coin, une queue de bœuf en ragoût, Agnès par un plat d'épinards locaux... à la saveur indéfinissable, immangeable en fait, au goût de "poussière sous le tapis". Les enfants ont senti le piège et se sont rabattus sur de plats plus conventionnels.
Nous allons nous
coucher tôt. Demain en effet, nous voulons partir tôt pour profiter au
maximum du Kruger.
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