samedi 14 février 2009

Wellcome in the Sunshine state


4h30 du matin : le réveil sonne, c’est quai des brumes ! mais tout le monde est motivé pour le grand voyage. Personne ne tarde car le départ de la maison est fixé à 5 heures. Pari tenu : à l’heure dite, on démarre après moultes contrôles pour être sûr de ne rien oublier.
L’avion pour Madrid est une formalité. Après 1h30 d’attente pour l’enregistrement, le petit CRJ 90 d’Iberia a décollé à l’heure. Au lever du jour, le passage au dessus des Pyrénées, fortement enneigés, est magnifique. Arrivés à l’aéroport de Madrid, nous rejoignons notre porte d’embarquement pour Miami, en empruntant un métro souterrain. Là, les formalités et le questionnaire pour entrer sur le territoire américain sont interminables. Trente minutes avant le décollage, nous embarquons dans un Boeing 777 d’American Airlines pour huit heures de vol sans histoire.
Pas très frais à l'aéroport.
Il est 14h30 heures locales lorsque les roues du Boeing touchent le sol de la Floride à l’aéroport de Miami. Il faut de nouveau montrer patte blanche au passage de la douane. Ca nous prend tout de même 1h30 pour faire toutes les formalités. Coup de massue en sortant de l’aéroport : la chaleur et l’humidité nous tombent dessus ! Après avoir récupéré nos bagages, direction Budget, l’agence de location de voiture, d’où nous repartons au volant d’un V6, une immense Mercury Grand Marquis (ça s’invente pas un nom pareil !), voiture super longue, super large, mais très commune comparé aux monstres que nous rencontrerons quotidiennement sur les routes de Floride. Faute de disposer de deux cartes de crédit (impensable chez eux), nous devons laisser 100 $ de caution à la caissière. Dans le garage, un black nous explique gentiment le fonctionnement de la boîte automatique auquel modestes Européens nous ne sommes pas encore habitués. Le gars super sympa nous explique qu’il y a pas mal d’années de cela, il a fait son service à Berlin et que du coup, il a visité Paris étant bidasse.

Pas possible de retarder plus longtemps le départ : nous quittons l’agence de loc après avoir mis en route l’indispensable GPS. Première angoisse au bout de 300 m : les routes sont immenses, les feux rouges pas au bon endroit et les noms des rues non plus. Angoisse renforcée par le fait que le GPS n’a pas bougé d’un poil, il ne nous a pas repérés… Il faut se rabattre sur notre deuxième meilleur ami : la carte routière (du moins l’embryon de carte que nous a donnée l’agence !), pour trouver notre chemin dans ce tas de spaghettis et la sortie vers l’Interstate 75. 

Notre objectif, en cette fin d’après-midi, est de gagner la côte ouest de la Floride, et les rivages du golfe du Mexique. L’I75 traverse en une longue ligne droite toute la péninsule d’est en ouest. On arrive ainsi sans encombre à Naples, sur la côte, vers 18h30 après deux petites heures de route bien monotone. Nous avons réservé dans un Best Western une grande chambre pour nous quatre. Le standard habituel dans ce type de chaîne : pas très personnel mais sans (mauvaise) surprise. Le smog est tombé avec la nuit mais l’air est toujours très doux. On décide d’aller casser la croûte au Burger King du coin. 

Affamés comme nous le sommes, nous apprécions ses burgers au vrai filet de poulet grillé, ses frites et ses sodas géants. Tant pis pour la ligne ! Retour à l’hôtel après une petite marche digestive de 300 m (faut pas pousser : on a 5000 km dans les pattes tout de même). Puis rideau sur une nuit réparatrice (et digestive).

samedi 19 avril 2008

Bye bye New York

C’est aujourd’hui que nous reprenons l’avion pour la France. En attendant, on fait quelques dernières emplettes, et on lézarde dans Central Park, comme des milliers d’autres New-Yorkais, attirés par le soleil et la pelouse. Aucune visite au programme, juste le plaisir de musarder, de pique-niquer sous les frondaisons en fleur et de faire une sieste. Dans le ciel, c’est le ballet des hélicos, qui j’imagine surveillent la zone en raison de la présence du pape. 

Nous reprenons le bus pour gagner cette fois l’aéroport de Newark dans le New Jersey. Notre vol prévu en fin de journée a sensiblement du retard puisque nous décollerons à 23 heures. Un vol heureusement sans histoire jusqu’à Londres puis Toulouse… 









Il y a des tas de choses que l’on n’a pas fait et c’est pour ça qu’il faut absolument y retourner : 
Diner dans un delicatessen 
Visiter Ellis Island 
Voir un spectacle sur Broadway 
Visiter le Guggenheim 
Visiter le Metropolitan Museum of Art 
Assister à une messe à Harlem 
Assister à un match au Yankee Stadium 
Faire une escapade à Long Island...

vendredi 18 avril 2008

Brooklyn Bridge


Nouvelle excursion en bateau au programme de la journée. Nous allons prendre la Circle Line pour une croisière de deux heures au sud de Manhattan. Le temps est toujours aussi radieux, tellement que nos photos sont toutes largement surexposées. Pas grave, la vue depuis le bateau est magnifique et la balade commentée fort plaisante, même si une bonne partie des propos du capitaine nous échappe ! Une partie du panorama qui s’offre à nous dans l’Hudson River, nous est déjà connue : le Financial district, et au loin la Statue de la Liberté. 











En revanche, nous apprécions la remontée de l’East River, encore est-elle écourtée par la présence du Pape au même moment dans l’enceinte des Nations Unies qui se situent un peu plus haut sur le fleuve. On croise de rares bateaux, dont un ferry de Staten Island, et un remorqueur. 






Retour à quai, nous prenons la direction du City Hall Park pour un pique-nique improvisé avec ce que nous avons acheté en route. Nous ne sommes pas les seuls à profiter du chaud soleil d’avril. 



Après quoi nous avons en point de mire le pont de Brooklyn que nous allons traverser à pied. Jolie balade que nous ne ferons pas seuls non plus !! C’est plein de joggers et de promeneurs. Les vues sont là aussi à couper le souffler. Que du bonheur. 





En face, c’est le quartier de Brooklyn qui a l’air bien paisible en ce milieu d’après-midi. Le temps de faire une visite express et c’est le retour à Manhattan par le métro. 






On décide d’aller faire du shopping au Pier 17, d’anciens docks reconvertis en commerces, restaurants et bars.






 L’ambiance, très animée, est plutôt sympa. 




On s’y attarde un bon moment avant de prendre le chemin du retour pour notre dernière nuit à New York…





jeudi 17 avril 2008

Trump, Sony, Moma

La journée, qui commence en fanfare avec un défilé de camions de pompiers aux sirènes tonitruantes, est consacrée à une nouvelle balade architecturale et muséale. Elle commence par la Cinquième avenue et se poursuit, après une pause déjeuner devant une méga pizza, dans le Upper Midtown au pied de buildings remarquables : la Trump Tower, le Sony building, etc. L’après midi est consacré à la visite du MOMA, le Museum of Modern Arts. De fait, les œuvres proposées sont effectivement très… modernes, et plutôt déroutantes pour certaines. 









Trump Tower.

Dans le Sony Building.

L'atrium du Sony Building.


Le hall fastueux de la Trump Tower.
Il compte quelques chefs d’œuvres plus connus, comme Les demoiselles d’Avignon de Picasso, des Nymphéas de Monet ou encore La nuit étoilée de Van Gogh. Le jardin des sculptures, ornées de statues de Maillol est particulièrement reposant. De là aussi, on en ressort claqués, la tête pleine de couleurs et de sons. Rentrés à l’hôtel, on décide de ressortir après le dîner, pour faire une petite visite de Times Square by night et plus au sud, vers Battery Park pour voir la Lady Liberty enveloppée de nuit. Hélas pour les photos, ça ne donnera rien.

mercredi 16 avril 2008

Lady Liberty

Autre moment fort de ce séjour à New York : la visite de la Statue de la Liberté qui nous a occupés toute cette matinée. Inoubliable bien entendu. Cela commence par un long voyage en métro jusqu’à Battery Park. L’occasion de discuter dans le subway avec un jeune frenchy qui travaille à Wall Street. Arrivée au bout du bout de Manhattan, découverte de la baie avec au loin à un jet de pierre la Statue et Ellis Island. Bon là, il faut bien avouer que la queue pour aller voir Lady Liberty est conséquente. D’où l’intérêt d’y aller tôt. 






Une fois à bord du ferry, grand moment de délectation, lorsque l’on s’éloigne de Battery Park et que s’élargit devant vous la magnifique skyline et les buildings de downtown. Magique. On prend un grand bol d’air marin avant d’accoster au pied de la belle bleue. 







Deuxième aveu : depuis l’attentat du 11 septembre 2001, les mesures de sécurité sont devenues draconiennes. Il nous faut donc laisser nos sacs en consigne, et passer l’épreuve d’une fouille appuyée qui comprend un passage au rayon x ou je ne sais quoi… bref ça plombe nettement l’ambiance. 


L'ancienne flamme.
Le pied de la grande bleue.

Le visage de maman Bartholdi ?
Enfin on entre dans le musée de la statue, et… on grimpe, oh pas longtemps car le haut de la tour est désormais inaccessible. On a tout de même accès à une grande plateforme qui permet d’admirer au loin le sud de Manhattan. Au pied de la statue, on se sent vraiment tout petit et la vielle dame est vraiment superbe. 
Ellis Island, hélas de loin.
En la quittant, nous zappons Ellis Island qui doit être super intéressante, mais toutes ses formalités nous ont pris un temps fou et il est presque 15 heures lorsqu’on regagne le continent. Elle fera partie des must-do lors d’un prochain voyage dans la Grosse Pomme… 


Battery Park.


En longeant Battery Park par l’ouest nous décidons de piqueniquer après avoir acheté de quoi manger dans une épicerie. L’endroit, à deux pas du World Financial Center, est super calme et le soleil qui nous dore alors que nous lézardons sur nos bancs ne gâche rien. 


Le dôme de verre au pied des buildings est le World Financial Center.

L'atrium fait 36 m de haut.
On a vue sur l’autre rive de l’Hudson river et le New Jersey. Le World Financial Center est à deux pas derrière nous et c’est là que nous nous transportons. Son architecture est tout aussi exceptionnelle et l’immense baie vitrée qui le clôt à l’arrière donne sur le trou laissé béant par feues les tours jumelles du World Trade Center. 
Reconstruction sur le site de Ground Zero.

Saint Paul Church.
Alors que nous longeons les hauts grillages qui ceinturent Ground Zero nous tombons sur Saint Paul Church, qui vu sa proximité a servi de havre de repos aux pompiers et aux sauveteurs peu après la catastrophe. Partout dans l’église des témoignages de ce passé encore très présent. L’atmosphère est extrêmement poignante : il est dur de retenir ses larmes. 
Zuccoti Park.
En ressortant nous allons faire quelques photos dans Zuccotti Park, en compagnie d’un business man très affairé à fouiller dans son attaché-case. Nous sommes en effet tout près du cœur de la finance mondiale, Wall Street. 


La sculpture de Jean Dubuffet, Quatre arbres.

Nyse : New York Stock Exchange.

Trinity Church.

Federal Hall.
Nos pas nous mènent jusqu’à Trinity Church, puis jusqu’au fameux New York Stock Exchange, la bourse de New York, parée à l’époque d’un immense drapeau américain. Splendide aussi et qui lui fait presque face, à l’angle de Wall Street et de Broad Street, le Federal Hall, où George Washington (dont la statue domine le parvis de l’édifice) a prêté serment pour devenir le premier président des Etats-Unis. Dans le quartier, on peut aussi voir, au pied de la Chase Manhattan Bank, la sculpture monumentale de Jean Dubuffet, Quatre arbres. 



Ici aussi, il faut lever le nez pour admirer l’éventail des styles architecturaux, la richesse des décorations qui ornent les façades des buildings, à l’opposé de celle très austère de la Federal Reserve Bank, où dort l’une des plus importantes réserves d’or au monde. 


Chrysler building by night.
Il fait nuit lorsque nous rentrons encore une fois éreintés à l’hôtel, sous les lumières du Chrysler Building.