4h30 du matin : le réveil sonne, c’est quai des brumes ! mais tout le monde est motivé pour le grand voyage. Personne ne tarde car le départ de la maison est fixé à 5 heures. Pari tenu : à l’heure dite, on démarre après moultes contrôles pour être sûr de ne rien oublier.
L’avion pour Madrid est une formalité. Après 1h30 d’attente pour l’enregistrement, le petit CRJ 90 d’Iberia a décollé à l’heure. Au lever du jour, le passage au dessus des Pyrénées, fortement enneigés, est magnifique. Arrivés à l’aéroport de Madrid, nous rejoignons notre porte d’embarquement pour Miami, en empruntant un métro souterrain. Là, les formalités et le questionnaire pour entrer sur le territoire américain sont interminables. Trente minutes avant le décollage, nous embarquons dans un Boeing 777 d’American Airlines pour huit heures de vol sans histoire.
| Pas très frais à l'aéroport. |
Il est 14h30 heures locales lorsque les roues du Boeing touchent le sol de la Floride à l’aéroport de Miami. Il faut de nouveau montrer patte blanche au passage de la douane. Ca nous prend tout de même 1h30 pour faire toutes les formalités. Coup de massue en sortant de l’aéroport : la chaleur et l’humidité nous tombent dessus ! Après avoir récupéré nos bagages, direction Budget, l’agence de location de voiture, d’où nous repartons au volant d’un V6, une immense Mercury Grand Marquis (ça s’invente pas un nom pareil !), voiture super longue, super large, mais très commune comparé aux monstres que nous rencontrerons quotidiennement sur les routes de Floride. Faute de disposer de deux cartes de crédit (impensable chez eux), nous devons laisser 100 $ de caution à la caissière. Dans le garage, un black nous explique gentiment le fonctionnement de la boîte automatique auquel modestes Européens nous ne sommes pas encore habitués. Le gars super sympa nous explique qu’il y a pas mal d’années de cela, il a fait son service à Berlin et que du coup, il a visité Paris étant bidasse.
Pas possible de retarder plus longtemps le départ : nous quittons l’agence de loc après avoir mis en route l’indispensable GPS. Première angoisse au bout de 300 m : les routes sont immenses, les feux rouges pas au bon endroit et les noms des rues non plus. Angoisse renforcée par le fait que le GPS n’a pas bougé d’un poil, il ne nous a pas repérés… Il faut se rabattre sur notre deuxième meilleur ami : la carte routière (du moins l’embryon de carte que nous a donnée l’agence !), pour trouver notre chemin dans ce tas de spaghettis et la sortie vers l’Interstate 75.
Notre objectif, en cette fin d’après-midi, est de gagner la côte ouest de la Floride, et les rivages du golfe du Mexique. L’I75 traverse en une longue ligne droite toute la péninsule d’est en ouest. On arrive ainsi sans encombre à Naples, sur la côte, vers 18h30 après deux petites heures de route bien monotone. Nous avons réservé dans un Best Western une grande chambre pour nous quatre. Le standard habituel dans ce type de chaîne : pas très personnel mais sans (mauvaise) surprise. Le smog est tombé avec la nuit mais l’air est toujours très doux. On décide d’aller casser la croûte au Burger King du coin.
Affamés comme nous le sommes, nous apprécions ses burgers au vrai filet de poulet grillé, ses frites et ses sodas géants. Tant pis pour la ligne ! Retour à l’hôtel après une petite marche digestive de 300 m (faut pas pousser : on a 5000 km dans les pattes tout de même). Puis rideau sur une nuit réparatrice (et digestive).
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