dimanche 15 février 2009

Dans la baie de Naples


Patrick, très affecté par le décalage horaire, a dormi par épisodes à partir de 1h30 du matin. Le reste de la troupe s’éveille aux alentours de 6h30. 


Notre carrosse.

Le temps de se faire un brin de toilettes, nous débarquons dans la salle du petit déj pour un début de journée pantagruélique. Au menu des enfants : des gaufres home made, du beurre de cacahuète, du sirop d’érable, des céréales multicolores et du lait… force est de constater qu’ils s’adaptent très vite au mode de vie américain.

Sur la plage de Sanibel Island
Nous prenons ensuite la route vers le nord et Fort Myers Beach. Un miracle se produit : en bidouillant dans le GPS, on réussit à le faire fonctionner, méga ouf ! Au terme d’une longue route toute droite, nous arrivons à Sanibel, une île tout en longueur, centre de villégiature très prisé où nous avons d’ailleurs beaucoup de mal à trouver un emplacement de stationnement gratuit. La brume masque un peu les lointains, mais la balade sur la plage est bien sympa. L’eau du golfe est frisquette : 20° C. 


On croise des pélicans pas farouches. Un peu plus lions, des cormorans, perchés sur les piles de bois d’un ancien ponton, forment autant de sombres sentinelles. Sur l’un de ces pontons de pêche, nous faisons une découverte : dans ces eaux peu profondes, on distingue sans peine la silhouette d’un énorme Goliath Grouper (en d’autres termes un genre de mérou mais taille XXXXL, genre 2,5m de long et 300 kg le bestiau). Oups, contents de ne pas être dans l’eau en face du monstre !
Nous reprenons la route de Fort Myers pour trouver un petit resto sympa pour déjeuner. La chance nous sourit. Sur McGregor Bd, bordés de superbes palmiers royaux, nous stoppons dans une gargote qui ne paie pas de mine. 

McGregor Café
Pourtant le McGregor Cafe est la bonne pioche : nous sommes très bien accueillis et les salades (et les burgers fait maison pour les enfants, faut pas perdre ce début d’habitude) que nous commandons sont splendides et très bons. Ils sont servis avec un délicieux thé glacé servi dans des pots en verre de conserve d’un litre par personne !

Un peu plus loin, nous faisons un stop au parc Edison. Le génial inventeur Thomas Edison a fait construit à Fort Myers en 1886 une belle propriété (Edison Winter Home) que l’on peut visiter. 
 
Parc Edison à Fort Myers
 Nous nous contentons du parc éponyme et de ces étonnants Banyan Trees, qui ressemblent fort aux figuiers maudits de Guadeloupe avec leurs racines aériennes. Il fait passablement chaud et l’ombre de ces géants tutélaires est bienfaisante.

Baie de Naples
Dans la baie de Naples, au soleil couchant.

Retour vers Naples, pour longer à pied sa 5e avenue et gagner son Pier. Dans ce petit coin de riviera américaine, de chaque côté de la route, se succèdent des demeures plus énormes et somptueuses les unes que les autres, les plus belles peut-être se situant en front de mer. Le soleil décline déjà et sur les pontons de pêcheurs les gens se massent pour admirer les dernières lueurs de l’astre rouge qui à cet instant plonge rapidement dans l’océan tandis que dans l’onde s’ébattent des dauphins. Bon j’en rajoute un peu. Mais le lyrisme sied bien à cette vision de carte postale que nous avons devant nous ! Le retour vers la voiture (garée dans un espace gratuit donc à perpète) est un peu longuet, il nous permet de revoir les palais, dans la quiétude de la tombée de la nuit, éclairés comme à Versailles ! Ce n’est hélas pas chez Louis XIV que nous dînerons ce soir mais chez Perkins, une chaîne de restaurants très familiale. 

Au Perkins
Steak de 3 cm d’épaisseur et frites pour les enfants, poulet et pâtes pour les parents… le verdict est partagé. Pas sûr qu’on revienne chez Perkins même si l’addition à moins de 50 $ est raisonnable. Retour sans problème à l’hôtel où nous sombrons très rapidement dans le sommeil après cette chaude journée et ces balades improvisées.

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